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La RSE, un élément désormais central pour les entreprises


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Encore peu développée il y a quelques années, la responsabilité sociale et environnementale (RSE) est aujourd’hui un sujet incontournable. De nombreuses sociétés décident de mettre en place une stratégie pour répondre aux attentes de leurs clients et améliorer leur impact.

Si, aujourd’hui, le salaire ou le bien-être au travail figurent parmi les principales préoccupations des employés, la responsabilité sociale et environnementale occupe une place de plus en plus considérable à leurs yeux. «En ce qui concerne les clients, l’efficacité opérationnelle reste bien sûr attendue, même si nous observons également un intérêt accru pour la RSE. Cette tendance est en train de se généraliser», précise Jérôme Challo, Responsable RSE pour l’entité Europe de l’Ouest et du Sud de CGI.

Un levier d’attractivité

Instaurer une politique RSE permet aux entreprises d’améliorer leur impact sur l’environnement. Cela implique également de communiquer. «L’attractivité vis-à-vis des talents est indispensable. Par ailleurs, nos clients sont demandeurs. Il est intéressant pour eux de collaborer avec une société de conseil et de service s’inscrivant dans une démarche RSE ambitieuse et au sein de laquelle ils vont pouvoir co-construire. L’objectif est de travailler en partenariat avec nos clients sur des solutions numériques responsables tout en étant orientées business.»

La RSE apparaît donc comme un élément de plus en plus concret et pertinent. «Il s’agit également d’un vecteur d’innovation pour nos clients. Notre volonté est de co-innover avec eux, car les solutions développées pour un besoin métier peuvent ainsi être adaptées pour d’autres cas d’usage répondant à des problématiques sociales ou environnementales.»

Le ‘rêve’ de l’entreprise a toujours été de pouvoir travailler dans un monde durable dans lequel l’ensemble de nos collaborateurs et de nos collaboratrices vit en accord avec la société et ses communautés.
Jérôme Challo 

Jérôme Challo ,  Responsable RSE pour l’entité Europe de l’Ouest et du Sud,  CGI

Une stratégie intégrant les employés, clients et actionnaires

La RSE est une notion ancrée chez CGI depuis de très nombreuses années déjà. «Le ‘rêve’ de l’entreprise a toujours été de pouvoir travailler dans un monde durable dans lequel l’ensemble de nos collaborateurs et de nos collaboratrices vit en accord avec la société et ses communautés. La RSE fait donc partie intégrante de la stratégie de CGI et se concentre sur un triptyque: nos employés, nos clients et nos actionnaires.»  

Les clients sont plus soucieux de cette dimension sociale et environnementale, en particulier dans leurs appels d’offres. «Si tous les secteurs ne présentent pas le même niveau de maturité, nous observons globalement une avancée. Dans certains appels d’offres, le volet RSE peut représenter 20% de la note finale. Les questions posées par nos clients sont plus précises et les justificatifs requis davantage détaillés.» En conséquence, les actionnaires plaident pour le renforcement des plans d’action sur ces aspects RSE en encourageant la mise en place d’une stratégie et d’actions concrètes.

Agir sur l’environnement, l’inclusion et la communauté

CGI a adapté ses solutions en les orientant vers la préservation de l’environnement, la mobilité ou encore l’écoresponsabilité. L’entreprise entend ainsi agir sur trois piliers: climat, talents et communautés.

Nous allons travailler sur divers aspects comme la consommation d’énergie de nos bâtiments ou notre mobilité. Concernant notre cœur de métier, il est de notre responsabilité d’agir sur la réduction de l’impact numérique.
Jérôme Challo 

Jérôme Challo ,  Responsable RSE pour l’entité Europe de l’Ouest et du Sud,  CGI

En matière de climat, CGI s’est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2030 au niveau mondial et en 2027 au sein de sa division Europe de l’Ouest et du Sud (qui comprend le Luxembourg, la France, la Belgique, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Roumanie et le Maroc). «Nous allons travailler sur divers aspects comme la consommation d’énergie de nos bâtiments ou notre mobilité. Concernant notre cœur de métier, il est de notre responsabilité d’agir sur la réduction de l’impact numérique.» L’impact le plus important provenant du hardware, le matériel est conservé le plus longtemps possible puis collecté par des entreprises adaptées pour être reconditionné et revendu à prix compétitif à des personnes dans le besoin. CGI agit, en outre, sur son offre de logiciels, solutions et prestations de services avec pour ambition de généraliser d’ici 2025 l’écoconception dans les produits proposés.

À travers son pilier talents, l’entreprise souhaite rendre accessible le numérique aux personnes en situation de handicap notamment, en agissant sur les standards d’accessibilité des sites et applications ou en leur offrant une aide. «Nous avons mis en place des programmes pour intégrer des personnes en situation de handicap et les soutenir afin qu’elles puissent vivre et travailler en fonction de leurs ‘contraintes’. Nous veillons également à accompagner les élèves des collèges, lycées et universités, parfois issus de quartiers difficiles, en leur présentant le monde du numérique et de la RSE.»

Enfin, pour connecter ses membres à la communauté (associations, personnes en difficulté ou encore étudiants), CGI a mis en place dans divers pays, dont le Luxembourg, la plateforme CGI Solidaire. «Cette plateforme permet à nos collaboratrices et collaborateurs de s’engager avec une association, une fondation ou une ONG sur des activités solidaires pour le soutien de nos communautés: personnes en difficulté, soutien aux associations, interventions dans les établissements scolaires, activités sportives en lien avec l’environnement… Cela peut être du volontariat réalisé en dehors du temps de travail ou du mécénat de compétences sur le temps de travail.»

Jérôme Challo se montre confiant concernant le futur. «La RSE n’est pas un épiphénomène. Nous sommes aujourd’hui ancrés dans cette démarche et cela n’est pas près de s’arrêter.»