ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Acier

Roland Junck rejoint le board de Liberty Steel



Le CEO de Liberty House, Sanjeev Gupta, s’est attaché les services du Luxembourgeois Roland Junck, ancien président d’ArcelorMittal, pour le Royaume-Uni et l’Europe. (Photo: Nader Ghavami)

Le CEO de Liberty House, Sanjeev Gupta, s’est attaché les services du Luxembourgeois Roland Junck, ancien président d’ArcelorMittal, pour le Royaume-Uni et l’Europe. (Photo: Nader Ghavami)

Liberty Steel, la branche acier du groupe britannique GFG Alliance, annonce un nouveau conseil d’administration, dont fera partie l’ancien patron d’ArcelorMittal, Roland Junck, pour contenir la crise et préparer la reprise.

«Il s’agit d’une étape importante, alors que nous achevons la consolidation des activités sidérurgiques de GFG Alliance dans Liberty Steel Group. Je suis fier de l’équipe de direction que nous avons réunie, qui comprend certains des noms les plus expérimentés de l’industrie mondiale des métaux. L’objectif immédiat du conseil d’administration de Liberty Steel Group sera de gérer l’impact du Covid-19 sur nos employés, nos opérations et nos clients, et de veiller à ce que le groupe soit bien préparé à la reprise quand elle arrivera», explique le CEO du groupe, Sanjeev Gupta, dans un communiqué.

Le chef de l’exploitation de Liberty Steel Group sera Arnaud de Weert, qui, jusqu’à récemment, était directeur général d’Alvance Aluminium. Le directeur financier du groupe demeure V Ashok, qui a rejoint le groupe l’an dernier.

Deux présidents régionaux superviseront les opérations internationales: la supervision de l’Australie et des États-Unis sera assurée par Daksesh Patel, qui poursuivra son rôle parallèle en tant que directeur exécutif et chef de la direction d’InfraBuild en Australie; Roland Junck, ancien directeur général d’Arcelor, puis d’ArcelorMittal pendant quelques mois au moment de la fusion avec Mittal, supervisera Liberty Steel au Royaume-Uni et en Europe continentale.

«Je suis ravi que Dak Patel ait accepté d’assumer des responsabilités supplémentaires au-delà de son rôle de directeur exécutif et de directeur général d’InfraBuild. Et nous sommes heureux d’accueillir Roland Junck, un véritable poids lourd de la sidérurgie dont les connaissances et l’expérience seront inestimables. Avec nos administrateurs non exécutifs indépendants nouvellement nommés, Ray Horsburgh et Paul Struijk, nous avons un conseil d’administration exceptionnellement talentueux qui contribuera à propulser notre entreprise vers l’avant.»

Le conseil d’administration se compose comme suit:

- Sanjeev Gupta, président exécutif et CEO de Liberty Steel Group

- V Ashok, directeur financier

- Arnaud de Weert, directeur général délégué

- Roland Junck, président-directeur général par intérim, Liberty Steel Europe & UK

- Daksesh Patel, président, Liberty Steel Australia & USA

- Ray Horsburgh, administrateur indépendant non exécutif

- Paul Struijk, administrateur indépendant non exécutif

Dans le cadre de la nouvelle structure de gestion, Greg Jones est nommé CEO de Liberty Steel USA.

Le huitième groupe mondial hors Chine

Le groupe Liberty Steel consolidé sera incorporé à Singapour et aura un exercice clos le 31 mars 2020 pour garantir que son premier jeu de comptes consolidés reflète la performance normalisée de la crise Covid-19.

Le nouveau groupe est désormais le huitième plus grand groupe sidérurgique hors de Chine, employant 30.000 personnes et opérant au Royaume-Uni, en Europe, aux États-Unis et en Australie.

Le 19 février, M. Gupta avait confirmé un investissement de 100 millions d’euros pour les usines de Liège et de Dudelange, rachetées à ArcelorMittal pour que cette dernière puisse acquérir l’italienne Ilva . «Après un examen stratégique de 100 jours, GFG Alliance avait annoncé dans un communiqué son intention de transformer Liberty Liège-Dudelange en l’un des principaux fournisseurs européens de produits en acier revêtu et de démarrer son parcours vers la neutralité carbone. Le programme d’investissement de 100 millions d’euros comprend des plans de mise à niveau pour améliorer la qualité, les performances et le volume des produits en acier galvanisé produits dans ses trois usines.» 

Un investissement qui avait rassuré les syndicats, inquiets pour l’avenir des salariés du site.