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Étude du LISER

Risque de surpoids pour les enfants de parents séparés



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Pour enrayer le processus de surpoids, il faut intervenir dès la séparation des parents. (Photo: Shutterstock)

Une étude du Liser et de la London School of Economics tire un constat inquiétant pour les enfants issus de parents séparés. Ces derniers seraient en effet nettement plus sujets au surpoids que les enfants dont les parents vivent en couple.

L’obésité infantile est l’un des fléaux de ces dernières années. Des chercheurs du Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (Liser) et de la London School of Economics ont apparemment trouvé l’une des causes de cette problématique grandissante. Ils ont observé que l’indice de masse corporelle (IMC) des enfants de parents séparés tend à augmenter après la rupture.

L’évolution de leur IMC après la séparation est en effet plus marquée que celle d’enfants du même âge vivant avec leurs deux parents. L’effet est plus particulièrement fort lorsque le divorce survient avant que les enfants atteignent l’âge de 6 ans.

L’étude se base sur les données de la Millennium Cohort Study qui suit l’évolution d’environ 7.500 enfants nés au Royaume-Uni entre 2000 et 2002. Dans cet échantillon, environ 1.500 enfants (20%) ont vécu la séparation de leurs parents. L’étude prend en compte d’autres facteurs pouvant être associés à la fois à la prise de poids et à la séparation des parents comme le contexte socio-économique, ainsi qu’à l’évolution biologique naturelle de l’IMC en fonction de l’âge et du sexe.

Intervenir dès la séparation

Les auteurs concluent que, comme la probabilité que les enfants prennent du poids augmente avec le temps après la séparation, «les efforts pour empêcher les enfants à risque de prendre du poids devraient commencer tôt et peu après la séparation. Une intervention précoce pourrait aider à prévenir – ou au moins à atténuer – le processus qui conduit certains enfants à développer une prise de poids pouvant mener à l’obésité.»