ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

De la fintech à la banque

Revolut face à son destin



Revolut a commencé à demander à ses clients de migrer vers Revolut Bank. Un moment-clé où la fintech va devoir répondre aux exigences réglementaires d’un nouveau genre pour elle. (Photo: Shutterstock)

Revolut a commencé à demander à ses clients de migrer vers Revolut Bank. Un moment-clé où la fintech va devoir répondre aux exigences réglementaires d’un nouveau genre pour elle. (Photo: Shutterstock)

Valorisée à plus de 5,5 milliards de dollars, la fintech britannique Revolut entre dans le dur: comment croître en répondant aux exigences réglementaires et en proposant... du crédit, comme une banque classique.

Les banquiers de la City rigolent sous cape. Ce moment devait bien arriver un jour: la fintech bravache qui voulait atomiser leur marché… se retrouve elle-même confrontée à des contraintes réglementaires et de stratégie pour croître.

Le moment n’est pas innocent. La pandémie de coronavirus a poussé les clients des banques vers des solutions digitalisées, à distance, souples, innovantes.

Avec sa licence lituanienne, Revolut a invité ses 300.000 clients à migrer vers Revolut Bank.

Dans un long article, le Financial Times est allé à la rencontre d’une quinzaine de cadres de la néobanque superstar aux 12 millions d’utilisateurs. Ses concurrents sont nombreux et observent comment la start-up de Nikolay Nikolayevich Storonsky va répondre à ces interrogations. Les vieux banquiers en cravate et boutons de manchette aussi.