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Élisabeth Margue – CSJ

«Un maximum de jeunes candidats aux communales»



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Élisabeth Margue a succédé le week-end dernier à Charles Hurt à la tête des Jeunes chrétiens-sociaux (CSJ). (Photo: DR)

Chaque semaine, Paperjam donne carte blanche à un politicien, dans laquelle il évoque ses débuts, la manière dont il perçoit l’évolution de son parti, et un fait d’actualité qui l’a marqué. Découvrez – ou redécouvrez – Élisabeth Margue, nouvelle présidente des Jeunes chrétiens-sociaux (CSJ).

Madame Margue, quel a été votre premier acte militant?

«Je pense qu’il n’y a pas d’acte particulier ou précis qui a marqué mes débuts en politique. Cela a plutôt été une évolution à petits pas. Certes, avant de se lancer dans un engagement politique, on essaye de se familiariser avec les structures dans lesquelles on se retrouve et d’y apporter sa petite contribution, par exemple dans un comité d’élèves au lycée, même si cet engagement est peu politique par nature.

L’événement qui m’a vraiment marquée et incitée à m’engager dans un parti était un voyage scolaire à Auschwitz en 2007. Les survivants, qu’on a eu la chance de rencontrer, nous ont fait passer le message  que si nous voulions éviter que de telles atrocités ne se reproduisent, il faudrait s’engager activement en politique et rester informés. C’est au retour que je me suis inscrite auprès du CSJ. Une fois intégré le parti, les possibilités de s’engager étaient alors nombreuses.

Comment envisagez-vous l’avenir politique du CSV au regard des prochaines échéances électorales?

«Pour ce qui est de l’évolution du parti, je pense que le CSV a toutes les chances pour parvenir à un bon résultat lors des prochaines élections, qu’elles soient communales ou nationales. Le parti dispose en effet d’un bon nombre de candidats expérimentés et compétents. La première échéance – les élections communales – sera un rendez-vous important et déterminant.

C’est aussi l’élection sur laquelle le CSJ se concentrera avant tout. Nous espérons pouvoir compter sur un maximum de jeunes candidats à ces élections. J’espère aussi profiter de mon mandat à la tête du CSJ pour inciter de nombreux jeunes à s’engager en politique.

Le processus des réformes internes achevé, il est maintenant temps de nous lancer dans une recherche plus approfondie d’alternatives aux réformes entamées par le gouvernement. Suite à la refonte des statuts et à la mise en place de groupes de travail et d’une consultation des membres, le parti dispose désormais d’instruments modernes pour ce faire, tout en écoutant ses membres.

Les électeurs voudront savoir ce qui les attendra s’ils votent pour le CSV. Il faudra donc apporter des réponses claires aux défis actuels et aux questions que les citoyens se posent.

Qu’avez-vous retenu de l’actualité de ces derniers jours? Quel événement vous a plus particulièrement marquée? Et pourquoi?

«Pour ce qui est de l’actualité des derniers jours, c’est avant tout la réforme fiscale annoncée qui a retenu mon attention. Même si on peut se demander si la réforme est digne de ce nom, il y a certainement des aspects positifs du point de vue des jeunes, tels que la déductibilité accrue de l’épargne logement ou l’accroissement du plafond déductible pour encourager les jeunes à souscrire une pension supplémentaire.

D’un autre côté, il ne faut pas non plus se leurer: un certain nombre de mesures du Zukunftspak ont été prises au détriment des jeunes. Face au déficit public persistant et aux insécurités actuelles sur les marchés financiers internationaux, il faut se demander s’il n’aurait pas mieux valu être plus prudent.

Un autre événement qui m’a marquée est bien sûr l’annonce du référendum en Grande-Bretagne sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, ceci d’autant plus que j’ai fait une partie de mes études à Londres. En effet, les spéculations autour du Brexit ont relancé le débat sur l’avenir de l’Union européenne.

Quelle Europe voulons-nous? Le départ de la Grande-Bretagne serait en effet une perte pour l’Union européenne à tous les niveaux. Mais d’un autre côté, on peut se poser la question de savoir si on soutient l’idée d’une Union à la carte ou non.

Ce week-end, le CSJ s’est prononcé une fois de plus en faveur d’une Europe fédérale. Même si ceci paraît quelque peu irréaliste à l’heure actuelle, je pense qu’il est important de faire face aux tendances populistes et nationalistes qui visent à remettre en cause l’intégration européenne. Nous avons tous plus à perdre qu’à gagner, surtout au Grand-Duché.»