POLITIQUE & INSTITUTIONS

Le billet de la rédaction

Surtout ne pas se retourner



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La route 2017 reste à tracer, elle ne sera pas simple mais pas fatalement mauvaise non plus. (Photo: Licence C.C.)

On aimerait y croire. Partir d’une page blanche, l’écrire tout au long de l’année et se dire qu’à la fin, elle ne sera tachée ni de rouge ni de noir. Une page que l’on ne risquerait pas de confondre avec celle de l’année précédente, que les larges auréoles de haine, de larmes et de sang ont rendue quasi illisible. C’est peut-être mieux ainsi. Oublions!

Il serait évidemment naïf d’imaginer que le simple fait de changer le calendrier de son bureau effacera d’un trait le terrorisme de Daech, la tentation de prendre la mer pour un avenir perçu comme meilleur, la pauvreté croissante et ravivera nos démocraties fatiguées d’un élan participatif. Non, bien sûr, mais rien que de le souhaiter renforce l’élan vers ces aspirations que chacun de nous aimerait voir se concrétiser, au moins en partie.

Pas sans risques...

Ceci dit, on l’a déjà souvent répété, sur Paperjam.lu comme ailleurs, l’année qui s’ouvre comportera de grands risques. Politiques d’abord, avec l’arrivée de Donald Trump à la tête de la première puissance mondiale et le risque de voir les partis populistes gagner du terrain un peu partout en Europe. Économiques ensuite avec la mise en place probable d’un plan de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Les risques de connaître des secousses extrémistes en France, aux Pays-Bas et en Allemagne, trois pays qui connaîtront d’importants rendez-vous électoraux, ne sont pas nuls.

Des événements proches des frontières, c’est vrai, mais qui permettent aussi de faire remarquer que sa force, le Luxembourg l’a en bonne partie puisée dans ce quasi-consensus qui règle la vie politique lorsqu’il s’agit de l’avenir du pays. Une volonté de consensus qu’il faudra plus que jamais préserver alors que se dessine une succession d’échéances électorales.

... ni sans enjeux

Cette année 2017, au Luxembourg, est notamment celle de l’entrée en vigueur de la réforme fiscale voulue par l’équipe de Xavier Bettel depuis son entrée en fonction. Pour les entreprises, elle apporte une diminution progressive du taux d’imposition, mais sans excès pour éloigner un peu plus l’idée de paradis fiscal qui colle comme le sparadrap du capitaine Haddock.

Une année au cours de laquelle les entreprises de toute sorte, mais notamment financières, devront poursuivre de grands pas vers plus de digitalisation. Une révolution que l’on espère à visage humain, qui saura prendre en compte l’apport du personnel et le combiner avec celui des nouvelles technologies plus que de faire le choix de l’un aux dépens de l’autre.

Une année enfin qui verra rouler les premiers trams, rappelant à leur passage que le pays doit encore frapper plus fort en matière de politique environnementale afin d’atteindre les objectifs de Paris et se placer en exemple de la lutte contre le réchauffement climatique. Sans parler des nécessaires progrès en matière de mobilité. 

Pour tout cela, on ne peut que vous souhaiter de faire émerger de nouvelles idées, dans quelque domaine que ce soit, qui viendront, comme une large bouffée d’air, donner du sens à vos affaires, des clés pour votre vie, des solutions pour le climat, de l'aide pour les démunis… Bref, qui nous permettront, chacun à notre façon, d’être acteur de ce monde meilleur auquel nous aspirons.