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Bob Picard – Déi Jonk Gréng

«Penser aux générations futures»



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Bob Picard est depuis quelques semaines, avec Catia Fernandes, le nouveau porte-parole de Déi Jonk Gréng. (Photo: DR)

Chaque semaine, Paperjam donne carte blanche à un politicien, dans laquelle il évoque ses débuts, la manière dont il perçoit l’évolution de son parti, et un fait d’actualité qui l’a marqué. Découvrez – ou redécouvrez – Bob Picard, nouveau porte-parole de Déi Jonk Gréng.

Monsieur Picard, quel a été votre premier acte militant?

«Mon premier acte militant est assez récent, puisqu’il a eu lieu quand j’effectuais mes études en Allemagne, il y a quatre ans.

Avec d’autres élèves de l’internat, c’était une affaire que nous considérions comme une violation de notre vie privée puisque la direction envisageait des fouilles des chambres des élèves, sans raison particulière.

Grâce à un groupe dont je faisais partie, nous avons pu discuter et négocier avec la direction qui a abandonné son projet.

Quant à mon premier acte militant réellement politique, c’était au cours de l’été 2014 quand j’ai pris part à une manifestation contre les accords de libre-échange (TTIP/CETA/TiSA).

Comment envisagez-vous l’avenir politique de votre parti au regard des prochaines échéances électorales?

«Cela ne fait pas longtemps que je suis engagé dans la vie politique. Mais ce que je peux dire, c’est qu’il est très difficile de se livrer à des prévisions, et qu’il n’est surtout pas sérieux de ne penser qu’aux échéances électorales à court terme.

Personnellement, avec les Jonk Gréng, nous sommes d’avis qu’il faut mettre en place une politique durable non pas vis-à-vis d’échéances à quatre ou à cinq ans, mais à bien plus long terme. C’est aux générations futures qu’il faut penser.

Pour ce qui est de Déi Gréng, je pense qu’ils ont fait du bon travail en soutenant des projets tels que le tram ou plus généralement la promotion des moyens de transport alternatifs. Ce sont des choix politiques qui devraient s’avérer payants.

Qu’avez-vous retenu de l’actualité de ces derniers jours? Quel événement vous a plus particulièrement marqué? Et pourquoi?

«Bien sûr, les événements qui se sont récemment produits à Bruxelles m’ont fortement touché.

Mais, ce qui m’interpelle également, sont les différents scrutins organisés ici ou là Europe, où l’on peut observer que les partis de droite, voire même d’extrême droite, ont le vent en poupe. Ils représentent une menace pour nos libertés et pour un des piliers les plus importants de l’Union européenne qu’est Schengen.

Cela m’inquiète, car je ne veux pas vivre dans une Europe xénophobe, je ne veux pas avoir des frontières fermées et je ne veux pas être entouré de nationalistes qui nous ramènent 70 ans en arrière.

Aujourd’hui, il n’est plus possible d’apporter à des questions complexes des réponses simples et populistes.»