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Olos Fund au Ban de Gasperich



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Flavio Becca procède au transfert de terrains du Ban de Gasperich dans une de ses sociétés de développement immobilier. (photo: Jessica Theis / archives)

Chaque jeudi, la rédaction de Paperjam.lu revient sur les événements ayant marqué l’actualité un an auparavant. Cette semaine, retour sur les terrains du futur Auchan, au Ban de Gasperich.

Alors que le futur centre commercial de la Cloche d’Or est toujours en construction – son ouverture est annoncée pour 2018 –, on annonçait il y a un an que les terrains destinés à accueillir Auchan seraient transférés au consortium LCO1. C’est le fonds immobilier Olos, qui rassemble les actifs des deux frères ennemis de la promotion immobilière, Flavio Becca et Éric Lux, qui est à la base de cette transaction vers LCO1, réunissant les groupes Becca et Immochan, la branche immobilière du groupe de grande distribution.

Ce transfert porte sur un ensemble de terrains d’une superficie de 2,87 hectares à Gasperich. Il s’agit donc de l’îlot C, destiné à accueillir le centre commercial Auchan ainsi qu’un immeuble résidentiel, et d’un parking de 2.850 places.

Suspension provisoire

Le fonds Olos et ses terrains fertiles du Ban de Gasperich sont au centre d’un litige que se livrent les deux promoteurs. Becca estime avoir le contrôle de 90% des actifs du fonds surveillé par la CSSF, tandis que Lux en revendique une part de 50%.

L’affaire est passée devant le tribunal de commerce en février 2016, qui a donné raison à Flavio Becca et nommé un administrateur afin d’organiser la réallocation des actifs. Éric Lux a fait appel de cette décision, considérant que l’administrateur n’avait pas respecté la procédure.

L’appel d’Éric Lux a abouti, en octobre 2016, devant la cour d’appel dont la chambre des référés s’est prononcée le 9 novembre sur le caractère exécutoire du jugement du tribunal de commerce et a suspendu l’effet des opérations d’ores et déjà accomplies par l’administrateur. Et ce jusqu’à ce que soit fournie une caution judiciaire ou la justification de solvabilité suffisante de Promobe Finance.

Cette nouvelle décision a déchaîné une nouvelle guerre des communiqués.