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Sven Clement - Parti Pirate

«Nous voulons être présents à tous les niveaux»



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Sven Clement: «L’objectif est clair: nous voulons remporter des sièges aussi bien au sein des conseils communaux qu’au niveau de la Chambre des députés». (Photo: DR)

Chaque jeudi, Paperjam donne carte blanche à un politicien, dans laquelle il évoque ses débuts, la manière dont il perçoit son évolution et celle de son parti, et un fait d’actualité qui l’a marqué. Aujourd’hui: Sven Clement, président du Parti Pirate.

Monsieur Clement, quel a été votre premier acte militant?

«J’ai connu plusieurs ‘premières’. Mon premier engagement politique a été ma décision en tant qu'étudiant de rejoindre le comité d’élèves dès la 7e au lycée. Puis il y a eu une première distribution de flyers, une première manifestation en 2003 contre la guerre en Irak et d’autres manifestations encore par la suite.

Mais l'acte que je considère comme la première décision politique issue de ma propre volonté et indépendante des structures établies a été celui de fonder le Parti Pirate en octobre 2009, sachant bien que tout mon parcours m’avait préparé à cette étape phare.

Comment envisagez-vous votre avenir politique et celui de votre parti? Où en sera-t-il dans 15 ans?

«Je suis certain qu'avec nos efforts continus et en équipe, le Parti Pirate verra son succès grandir et se confirmer dans le futur. À court terme, nous allons mettre sur pied une campagne créative pour les communales de 2017 et les législatives de 2018. L’objectif est clair: nous voulons remporter des sièges aussi bien au sein des conseils communaux qu’au sein de la Chambre des députés.

Personnellement, je continuerai à pousser vers ce but en me proposant comme candidat pour les élections communales à Luxembourg-Ville.

Et je suis convaincu que d’ici 15 ans, le Parti Pirate fera partie intégrante du paysage politique luxembourgeois à tous les niveaux, avec des représentants tant à un niveau local que national.

Qu’avez-vous retenu de l’actualité de ces derniers jours? Quel événement vous a plus particulièrement marqué? Et pourquoi?

«Le drame des réfugiés et autres demandeurs de protection internationale me marque beaucoup depuis quelque temps.

Ces personnes démunies de tout viennent de régions le plus souvent sinistrées par la guerre ou la crise économique quand d’autres, confortablement installées ici, n'ont que de la haine à leur exprimer.

Je considère que nous devons tous prendre nos responsabilités et arrêter de nous convaincre que l’Europe est innocente dans ces conflits. Les États membres font peu et réagissent trop tard.

Je pense qu'il faut vite trouver un accord politique pour permettre une immigration légale et arrêter ces flux massifs via la Méditerranée, puis aussi traiter les demandes plus rapidement pour éviter que les gens soient trop longtemps dans un vide juridique. Et enfin, il faudra trouver un accord de répartition de la prise en charge des demandeurs d’asile à travers tous les pays de l’Union européenne.

Il est grand temps de démontrer que l’Union européenne peut effectivement aider les gens en situation difficile et coopérer avec leurs pays d’origine autrement que sur le seul plan économique.

Il est grand temps aussi de nous allier tous pour lutter en continu contre le racisme, la xénophobie et les injustices sociales, au-delà des frontières et au profit des plus démunis.»