POLITIQUE & INSTITUTIONS
EUROPE

Lutter contre la haine en ligne reste d’actualité



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Les propos haineux publiés sur la toile restent un défi pour les élus. (Photo: DR)

Chaque jeudi, la rédaction de Paperjam.lu revient sur les événements ayant marqué l’actualité un an auparavant. Cette semaine, retour sur le racisme en ligne, un sujet qui a fait – et fait toujours – couler beaucoup d’encre.

À l’automne 2015, alors que la crise des migrants bat son plein, un déferlement de haine s’abat sur la toile. Xénophobie et incitation à la haine, les discours racistes se propagent jusqu’à devenir monnaie courante. Un souci au cœur des préoccupations des élus. En réponse aux députés, le 14 octobre 2015, le ministre de la Justice Félix Braz suggérait alors qu’«une action concertée sur le plan européen constitu[ait] sans aucun doute la meilleure solution», appelant la Commission européenne à passer à l’offensive.

Le problème est dès lors pris à bras-le-corps par les élus européens. Rapidement, Facebook s’engage à prendre de nouvelles mesures à la demande du ministre de la Justice allemand, notamment pour lutter contre les propos xénophobes. Mais ces mesures ne s’avèrent que peu efficaces au Luxembourg en raison de la langue, peu connue des traducteurs du groupe américain.

Condamnations pour injures à caractère racial

En attendant une action concertée sur le plan européen, le Luxembourg tente, de son côté, de stopper la gangrène. En décembre 2015, une plateforme est mise en place par l’Asti et le Service National de la Jeunesse (SNJ). Baptisé Linking Luxembourg et accessible à tous, le site aspire à lutter contre les rumeurs, la désinformation et la propagation de messages haineux sur les réseaux sociaux.

Des informations pertinentes – et vérifiées – sont ainsi mises à disposition des internautes. Parmi les thèmes abordés: les réfugiés, la langue luxembourgeoise ou les frontaliers. De son côté, la justice luxembourgeoise se saisit des affaires de son ressort. Fin 2015, plusieurs condamnations sont prononcées pour injures à caractère racial.

Dans un contexte européen tendu, le débat reste aujourd’hui d’actualité. Les messages de haine ou d’incitation à la violence continuent à apparaître sur les réseaux sociaux. Et les condamnations à tomber. La dernière en date a été prononcée la semaine dernière. Un quadragénaire a ainsi écopé d’une peine de neuf mois de prison avec sursis.