POLITIQUE & INSTITUTIONS
JUSTICE

«Le secteur juridique doit être avant-gardiste»



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Pour Fakrul Patwary, l’Université sait innover: la Clinique de droit de la consommation en est la preuve. (Photo: Université du Luxembourg)

Paperjam.lu donne la parole à un étudiant de l’Uni pour connaître ses aspirations, ses ambitions... Son opinion au sujet du pays d’aujourd’hui, et de demain.

Prénom: Fakrul

Nom: Patwary

Nationalité: Luxembourgeoise

Âge: 25 ans

Éducation: «J’ai commencé mon bachelor en droit à l’Université du Luxembourg. Dans le cadre de mes études, j’ai pu effectuer un semestre Erasmus en Nouvelle-Calédonie en Polynésie française. À la fin de mon bachelor, j’ai poursuivi mes études par un master 1 en droit privé à Paris II Assas et me voilà de retour au Luxembourg pour mon master 2: le master in European private law.

Pourquoi as-tu choisi de rejoindre l’Uni?

«J’ai déjà eu l’occasion de faire mon bachelor en droit à l’Université du Luxembourg et je viens de remarquer que je n’ai que de bons souvenirs de ces trois années. Après mon master I à l’Université de Paris II Assas, j’ai voulu retourner à Luxembourg, il me semble qu’elle propose bien plus d’avantages qu’à l’étranger. Nous sommes bien encadrés, l’Université nous assure tous les outils pour la réussite et les professeurs sont toujours à l’écoute.

Un facteur déterminant pour lequel j’ai choisi l’Université du Luxembourg est aussi dû à son programme. À la pointe des nouvelles méthodes d’enseignement, que ce soit par l’intermédiaire de Moodle ou par des projets tels que les Moot Court, l’Université sait innover. Une particularité de mon programme est la Clinique de droit de la consommation qui prend son véritable élan cette année et qui est une des toutes premières cliniques en Europe. La pratique est bien plus connue aux États-Unis mais le concept reste le même: des étudiants apportent un soutien juridique aux consommateurs avec l’appui de leurs professeurs. D’une part, cela permet à l’étudiant de s’exercer dans son futur métier et d’autre part, les étudiants proposent un service public gratuit aux habitants du Luxembourg.

C’est un très bon exercice pour se préparer aux entretiens que doit tenir un avocat et aussi peaufiner ses bases.

Quel sera ton projet professionnel au sortir de tes études?

«Je souhaiterais exercer le métier d’avocat et la seule chose qui me reste à accomplir est le cours complémentaire en droit luxembourgeois. D’une certaine manière, les études ne se terminent pas avec l’université, mais bien sûr j’ai hâte d’entrer dans la vie active.

Souhaiterais-tu exercer cette profession au Luxembourg?

«Absolument! J’ai fait la quasi-totalité de mon parcours au Luxembourg et je suis également Luxembourgeois. Originaire du Bangladesh, j’y retourne de temps en temps pour les vacances, mais je me sens bien plus attaché au Luxembourg et il m’est difficile d’imaginer une vie ailleurs.

Dans 10 ans, le Luxembourg sera… 

«Comme il l’est aujourd’hui. Beau, multiculturel, chaleureux, moderne et bien plus encore.

Le Luxembourg a toujours su s’adapter très rapidement, il suffit de compter les grandes études et entreprises dans les domaines juridique et économique. Il est indéniable que notre secteur financier est un des plus compétitifs au monde, c’est donc évident que le secteur juridique doit être lui aussi pragmatique et avant-gardiste. Le gouvernement investit également massivement dans la recherche et il me semble que l’avenir du Luxembourg est très prometteur.

Le niveau de vie au Luxembourg est aussi incomparable. J’ai eu le plaisir de pouvoir voyager à travers le monde mais je vous garantis, il n’y a pas beaucoup d’économies qui puissent tenir tête au Luxembourg. Il y a bien une raison pour laquelle autant de personnes souhaitent s’installer ici, après tout, il fait bon de vivre au Grand-Duché.»