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Concours Google

Le projet d’un jeune Lorrain pourrait changer le monde



Avec son robot de jardinage piloté par smartphone, Eliott Sarrey, 14 ans, a su convaincre Google. Il est le seul Français parmi les 90 demi-finalistes retenus au niveau mondial du concours Google. Un concours doté de 45.000 euros.

À première vue, rien ne distingue Eliott Sarrey des autres élèves de sa classe de quatrième d’un lycée des environs de Nancy. Sauf que l’adolescent vient de taper dans l’œil de Google. Et ce, grâce à l’invention d’un robot de jardinage piloté par smartphone. Son idée a su retenir l’attention du jury lors d’un concours lancé par le géant d’internet, nommé Google Science Fair et réservé aux 13 à 18 ans. Son but: inventer des projets «qui peuvent potentiellement changer le monde».

Parmi les 90 demi-finalistes choisis à travers les projets créés tout autour de la planète figure donc aussi l’invention du jeune Lorrain, qu’il a choisi de nommer «Bot2Karot». Le robot de jardinage est d’ailleurs le seul projet français qui a pu se qualifier pour la demi-finale. Mais quelle est donc l’utilité de cette invention? Sur son site, le jeune inventeur explique que ce robot constitue «la solution efficace pour réaliser les tâches laborieuses et répétitives du jardin». Grâce à des outils interchangeables, l’engin peut planter et arroser des légumes, tout en étant piloté à distance.

Un premier prix doté de plus de 45.000 euros

Eliott Sarrey explique qu’il souhaite permettre à tout un chacun de planter ses propres légumes, même s’il n’a pas vraiment le temps de faire du jardinage. Un champ d’action plus élargi peut donc facilement être imaginé pour Bot2Karot: le robot piloté par smartphone permettrait, par exemple, de remplacer les tracteurs dans l’agriculture.

Le 4 août prochain, Google proclamera les 20 projets finalistes. Les jeunes talents auront alors l’occasion de partir au siège de l’entreprise, situé à Mountain View en Californie. Ils devront y défendre leur idée et le vainqueur gagnera une bourse d’études dotée de plus de 45.000 euros.

Créé en 2011, le concours a permis de récompenser plusieurs projets innovants. Ainsi, le grand prix a, par exemple, été décerné en 2012 à une Américaine pour son projet de détection du cancer du sein. L’année passée, les lauréates étaient trois Irlandaises qui avaient mis au point un dispositif permettant d’analyser comment une bactérie pouvait aider à améliorer les récoltes.