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Jean-Paul Schaaf – CSV

«Le CSV fera tout pour apporter un vent nouveau»



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Jean-Paul Schaaf: «L’électeur est souverain de décider s’il veut prolonger le mandat Gambie ou opter pour un changement.» (Photo: DR)

Chaque semaine, Paperjam donne carte blanche à un politicien, dans laquelle il évoque ses débuts, la manière dont il perçoit l’évolution de son parti, et un fait d’actualité qui l’a marqué. Découvrez – ou redécouvrez – Jean-Paul Schaaf (CSV), bourgmestre d’Ettelbruck.

Monsieur Schaaf, quel a été votre premier acte militant?

«Mon premier acte militant est à relier aux élections communales d’octobre 1993. La section locale du CSV m’avait sollicité pour faire partie de sa liste de candidats, sans que j’aie été politiquement engagé avant ce moment.

À 27 ans, ce fut le moment idéal, sortant de mes études, motivé par mon passé d’animateur scout et ma profession d’assistant social pour œuvrer pour des projets concrets et bénéfiques pour la collectivité. Le CSV fut un choix pour moi, alliant compétences et valeurs.

Comment envisagez-vous l’avenir politique du CSV au regard des prochaines échéances électorales?

«Rien ne va tout seul, et chaque exploit se mérite en politique. Au niveau national, le CSV évolue beaucoup dans l’opposition, et il souffre aussi.

Il souffre surtout d’une attitude souvent méprisante de la majorité par rapport à ses idées et apports. Beaucoup d’électeurs n’ont pas voulu la majorité actuelle, laquelle s’est conduite à certains moments comme un manager gérant sa société à sa guise.

Le CSV est une alternative à ce type de politique en étant à l’écoute et au service des citoyens, avec une vision claire et une compétence certaine.

Il faut témoigner de cette compétence et encore mieux définir le modèle de société visé, qui ne peut se résumer à la croissance vénérée par le gouvernement.

La majorité actuelle fera tout pour rester unie, le CSV fera tout pour apporter un vent nouveau. Et l’électeur est souverain de décider s’il veut prolonger le mandat Gambie ou opter pour un changement. Cette fois, la situation du choix sera claire.

Au niveau local, je reste optimiste et hautement motivé pour continuer à construire une ville attractive avec une grande qualité de vie. Et je suis également bien décidé à relever les nouveaux défis qui se présentent à elle. Je suis un optimiste convaincu au service de la collectivité.

Qu’avez-vous retenu de l’actualité de ces derniers jours? Quel événement vous a plus particulièrement marqué? Et pourquoi?

«C’est évident, Panama Papers m’impressionne et me déconcerte. Il est bon que tout finisse par se savoir et que ceux qui occupent des postes à responsabilité sachent que les citoyens du monde attendent d’eux un comportement honorable et moralement irréprochable. Or, la morale ne semble pas toujours être l’amie des ‘leaders’ du monde financier, sportif ou politique.

Je suis également impressionné par les journalistes, qui ont œuvré à 400 pendant des mois sans que le moindre détail n’ait été connu. Il n’y pas eu de ‘Leak’ dans ce mouvement d’investigateurs.

J’en conclus que je dois faire miennes et intégrer les valeurs éthiques qui fondent mon action et mon devenir politique. Quant aux électeurs, ils doivent s’intéresser aux valeurs politiques des partis qu’ils élisent.»