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Immanquable du week-end

La peinture, au féminin



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Vue de l’exposition «Windways» de Tina Gillen à la galerie Nosbaum Reding. (Photo: Tania Bettega/Courtesy Nosbaum Reding Luxembourg)

La galerie Nosbaum Reding présente deux expositions de peinture qui valent le détour: «Windways» de Tina Gillen et «Logiques du flou» de Nina Tomàs.

Commençons par l’exposition de Tina Gillen qui est présentée dans l’espace principal de la galerie.

«Windways» regroupe un ensemble d’œuvres récentes de la peintre luxembourgeoise, dont l’œuvre ne cesse d’évoluer tout en maintenant une ligne directrice entre abstraction et figuration.

Pour ces nouvelles créations, Tina Gillen s’est plus particulièrement intéressée aux phénomènes naturels qui échappent au contrôle de l’Homme, qui sont à la fois une menace et une opportunité pour lui. D’où le titre «Chemins de vent», puisque le vent peut à la fois être une menace lorsqu’il se fait violent ou bénéfique lorsqu’on le transforme en électricité.

À sa manière, la peintre répond à un des grands bouleversements de notre époque, le dérèglement climatique, en mêlant approches artistique et scientifique, rigueur formelle et sensualité du geste. Les visiteurs seront particulièrement interpellés par les grands formats d’une force toute minimaliste, tandis que les œuvres plus petites présentées dans l’espace du fond dévoilent une abstraction intrigante. Une réponse inattendue à un sujet d’actualité.

«Windways», Nosbaum Reding, Luxembourg, 2018. (Photo: Tania Bettega/ Courtesy Nosbaum Reding, Luxembourg)

«Windways», galerie Nosbaum Reding, Luxembourg, 2018. (Photo: Tania Bettega/Courtesy Nosbaum Reding, Luxembourg)

Dans l’espace Projects, c’est le travail de la jeune Nina Tomàs (née en 1989) qui est présenté. Déjà remarquée à l’occasion du Salon du CAL 2018 puisqu’elle a été lauréate du Prix Révélation, Nina Tomàs confirme ici la maîtrise de son art et nous surprend avec un polyptyque grand format très bien maîtrisé.

Sa peinture est faite de mélanges, mélanges de thématiques (systèmes écologiques, économiques, informationnels) ou de techniques (peinture, collages visuels, aplats colorés, motifs, travail au recto, travail au verso). Elle joue de l’association de figures pour créer un monde singulier où le temps et l’espace se mélangent, guidés par une narration fragmentée qui, par sa recomposition, interroge, critique, réarticule. À travers ces signes réagencés s’ouvrent de nouveaux espaces mentaux, picturaux et artistiques.

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Tina Gillen, «Windways», jusqu’au 2 mars
Nina Tomàs, «Logiques du flou», jusqu’au 23 février
Nosbaum Reding, 2-4, rue Wiltheim à Luxembourg, du mercredi au samedi de 11h à 18h