POLITIQUE & INSTITUTIONS

Aménagement urbain

La mue du Kirchberg se poursuit, encore et toujours



Encore occupé par des champs au début des années 1960, le plateau est devenu au fil des ans le siège des institutions européennes et l’un des pôles majeurs de la Place. D’ici 20 ans, le quartier devrait accueillir 7.500 résidents et 60.500 salariés, selon le Fonds Kirchberg.

Créé de toutes pièces dans les années 1960 pour accueillir les institutions européennes, le Kirchberg n’a cessé de changer de visage. D’un plateau occupé par les champs, le quartier a fini par devenir un centre financier et politique où se croisent quotidiennement 38.500 salariés pendant les heures de bureau et quelque 5.000 résidents en soirée. Un quartier à part au sein de la capitale qui n’a eu de cesse, au fil des ans, de se transformer.

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Siège historique de toutes les institutions européennes – à l’exception de l’Office des publications, implanté à la gare –, le Kirchberg a réellement pris son essor au cours des années 1990, avec l’implantation de grandes banques internationales et de cabinets d’avocats. De moins de 5.000 personnes travaillant sur le plateau en 1996, leur nombre a été multiplié par sept en l’espace de deux décennies. Et la tendance ne devrait pas s’arrêter au cours des 20 prochaines années, puisque les prévisions actuelles tablent sur une population active dépassant la barre des 60.000 personnes en 2036.

Un chiffre qui résulte à la fois de la croissance attendue des fonctionnaires et employés actifs au sein des institutions européennes, mais aussi de la nécessité pour l’économie luxembourgeoise de créer quelque 10.000 nouveaux emplois tous les ans pour maintenir le système actuel. Dans cette équation, les différents acteurs de la place financière, principalement localisés le long du boulevard Kennedy, devraient ainsi voir leurs effectifs gonfler dans les années à venir.

Mobilité, commerces et culture

Quartier d’affaires aux dizaines d’immeubles de bureaux, le Kirchberg se veut aussi de plus en plus un quartier d’habitation. Avec des centaines d’hectares de terrains encore disponibles, le plateau va peu à peu se peupler de nouvelles résidences. Les dernières prévisions du Fonds Kirchberg tablent sur quelque 6.500 nouvelles unités, réparties entre l’extension du Kiem (800), du Réimerwee (500) et la réalisation de Kennedy Sud (1.000). Date envisagée pour ces réalisations: horizon 2020.

Pour rendre possible cette mutation, d’importants travaux ont été programmés. Que ces derniers soient en lien avec la mobilité, pour relier le plateau au reste de la ville via le tram ou au reste du pays via l’arrêt Pfaffenthal-Kirchberg, ou avec l’implantation de bâtiments à vocation commerciale ou culturelle. C’est dans cette logique que sera aménagé le futur îlot porte de l’Europe et son futur centre commercial ou la future bibliothèque nationale.

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