POLITIQUE & INSTITUTIONS

Excellence et retombées socio-économiques

«Il faut être exigeants envers nous-mêmes»



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«L’excellence et les retombées socio-économiques à long terme, voilà les deux idées cardinales qui doivent jalonner le chemin de la recherche publique luxembourgeoise», indique Véronique Hoffeld. (Photo: Julien Becker / archives )

Le vendredi 14 octobre, la communauté scientifique du pays s’est retrouvée lors de la cérémonie des FNR Awards, au cours de laquelle le Fonds national de la recherche (FNR) a décerné quatre prix récompensant l’excellence dans les domaines de la recherche et de la médiation scientifiques au Luxembourg.

L’excellence et les retombées socio-économiques à long terme, voilà les deux idées cardinales qui doivent jalonner le chemin de la recherche publique luxembourgeoise. Ce n’est qu’à travers elles que nous pourrons atteindre notre but, ambitieux certes, d’établir le Luxembourg comme une société de connaissance axée sur les domaines des sciences, de la recherche et de l’innovation, afin de contribuer à assurer la diversité économique et la future prospérité du pays.

Les atouts du pays sont indéniables, mais le marché sur lequel nous devons nous positionner est hautement compétitif.

Véronique Hoffeld, présidente du FNR

En effet, maintes voix s’accordent à dire que la vraie richesse du Luxembourg est la connaissance, le savoir-faire que notre pays a su acquérir au cours de son histoire. À de multiples reprises, le Grand-Duché s’est réinventé et depuis plus d’une décennie, la recherche et l’innovation jouent un rôle important dans cette nouvelle mutation.

Les atouts du pays sont indéniables, mais le marché sur lequel nous devons nous positionner est hautement compétitif. Il ne suffit pas d’être bon au niveau national, même pas au niveau européen. Nos compétiteurs sont dispersés tout autour du globe et l’unique moyen de pouvoir persister, est de garantir l’excellence de la recherche et de l’innovation. Pour cela, il nous faut appliquer ce principe à tous les niveaux des institutions et ne cesser d’être exigeants envers nous-mêmes. Ainsi, nous pourrons mettre en place un système de recherche durable et de renommée internationale qui engendrera des retombées significatives sur le plan sociétal et dans les secteurs économiques stratégiques pour le Luxembourg. 

À l’étranger, nous pouvons à présent vendre l’excellence de notre écosystème.

Véronique Hoffeld, présidente du FNR 

Marc Schiltz, secrétaire général du Fonds national de la recherche, l’a dit dans les pages du Paperjam: le rôle de la recherche publique est celui d’être la locomotive. Elle a le potentiel d’entraîner les autres, mais pour cela, elle a aussi besoin de l’énergie du privé. L’écosystème de la recherche luxembourgeoise s’est consolidé et le campus de Belval, qui incarne à la fois le passé du pays et le futur de la recherche, en est sa vitrine, aussi à l’international. À l’étranger, nous pouvons à présent vendre l’excellence de notre écosystème, car nous disposons d’une carte de visite absolument unique.

Au sein de l’institution que je préside, nous œuvrons dans cette direction depuis des années. Je compte bien continuer sur la voie de mon prédécesseur Yves Elsen et maintenir le FNR comme pôle d’excellence et d’innovation, qui met en œuvre la politique de recherche du pays. Nous allons continuer à implémenter des procédés justes et transparents dans nos prises de décisions et nourrir un dialogue ouvert avec la communauté scientifique. Nous allons poursuivre à investir des fonds publics dans des projets de recherche et dans du capital humain de qualité. Nous continuerons également à promouvoir la culture scientifique auprès d’un public plus large, afin de garantir la continuité de l’écosystème que nous avons contribué à mettre en place.