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Frank Engel, eurodéputé

«Il faudrait du leadership en Europe»



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Frank Engel: «Le CSV aura, pour la prochaine échéance nationale, une excellente équipe, un programme ambitieux, et la volonté d’assumer toute la responsabilité que les électeurs pourront nous confier.» (Photo: Mike Zenari / archives)

Chaque jeudi, Paperjam donne carte blanche à un politicien, dans laquelle il évoque ses débuts, la manière dont il perçoit l’évolution de son parti, et un fait d’actualité qui l’a marqué. Aujourd’hui: Frank Engel, eurodéputé PPE-CSV.

Monsieur Engel, quel a été votre premier acte militant?

«Il m’est difficile de m’en souvenir, mais très probablement cela se passait pendant les années de lycée. J’étais parmi les représentants d’élèves locaux qui s’engageaient pour la création d’une représentation nationale des élèves, qui est aujourd’hui une réalité. À l’époque, cela impliquait des débats épiques avec les directions, le ministère de l’Éducation... mais c’est une partie gagnée.

Comment envisagez-vous l’avenir politique du CSV au regard des prochaines échéances électorales?

«Les électeurs décideront souverainement, au-delà des sondages. Je crois pourtant qu’il y a des raisons de croire que la population tend à nous faire plus confiance qu’à ce gouvernement tripartite balbutiant, chancelant, ne loupant pas une occasion pour rater son tir. Former un gouvernement, gouverner, c’est une affaire sérieuse: le faire comme on l’a fait à la fin de l’année 2013, rien que pour évincer le principal parti du pays, peut être légitime, mais l’action ne convainc pas. Cela étant, le CSV aura, pour la prochaine échéance nationale, une excellente équipe, un programme ambitieux, et la volonté d’assumer toute la responsabilité que les électeurs pourront nous confier.

Qu’avez-vous retenu de l’actualité de ces derniers jours? Quel événement vous a plus particulièrement marqué? Et pourquoi? 

«Je retiens qu’une nouvelle guerre est en train de se profiler au Caucase, que l’Ukraine risque de devenir ingouvernable, que le terrorisme ne nous lâche pas: chacun de ces constats devrait nous inciter à parfaire la construction européenne, de rendre l’Europe finalement capable d’agir en acquérant une gouvernance propre, indépendante du concours et de la convergence parfaite de 28 actions gouvernementales. En même temps, l’Europe hésite, parce que les populations continentales semblent sceptiques à son égard. Il faudrait du leadership au lieu de l’inclinaison lâche devant quelques éléments d’une opinion publique déchaînée.»