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Carte blanche

Eureka: la rentrée sera animée!



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Alexander Link: «Ces collaborations permettent notamment à des PME de s’allier à des grands groupes multinationaux, eux-mêmes de plus en plus souvent à la recherche de compétences de niches leur permettant de développer à plus grande échelle des programmes d’innovation.» (Photo: Luxinnovation)

Destinée à renforcer la compétitivité de l’industrie européenne, l’initiative Eureka va connaître quelques échéances-clés au sortir de la pause estivale. Les occasions ne manqueront pas pour les entreprises luxembourgeoises d’accéder à des outils de financement pour leurs activités de recherche.

Depuis plus de 30 ans, l’initiative européenne Eureka soutient des projets innovants internationaux pour renforcer la compétitivité de l’Europe, en coordination avec les programmes-cadres, notamment Horizon 2020. Elle met en œuvre différents programmes de financements (comme Eurostars, Celtic-Plus, Itea 3) et, pour la seule année 2017, a accompagné un nombre record de 344 collaborations internationales et permis des financements publics-privés à hauteur de près de 700 millions d’euros. 

Les secteurs de l’ICT, de l’industrie et des sciences de la vie représentent les trois quarts des projets concernés et les entreprises impliquées sont, pour près de deux tiers du total, des PME.

Collaborations internationales… 

Cet automne, trois appels à propositions, destinés à tout type d’entreprises, seront clôturés. Le 13 septembre, tout d’abord, ce sera la date de remise des projets pour le programme Eurostars qui cible particulièrement les possibilités de collaborations avec des PME innovantes. Puis le 15 octobre, avec un appel du cluster Celtic-Plus dédié au secteur de l’ICT et des télécommunications (sur la thématique «réseaux, connectivité et cloud») et enfin le 30 octobre pour le cluster Itea 3 sur le créneau des systèmes et services à forte composante logicielle. 

Ce ne sont là que trois exemples parmi les plus proches, chronologiquement, mais qui ne représentent seulement qu’une partie de ce qui existe et de ce à quoi les entreprises, quelle que soit leur taille, peuvent avoir accès.

Le principe est toujours le même: permettre un partage d’expérience et de savoir-faire entre une entreprise établie localement et une (ou plusieurs) autre(s) entité(s) active(s) dans l’un des 40 pays membres de l’initiative Eureka (parmi lesquels tous les pays de l’Union européenne) et mettre en place des programmes collaboratifs de recherche.

Ces collaborations permettent notamment à des PME de s’allier à des grands groupes multinationaux, eux-mêmes de plus en plus souvent à la recherche de compétences de niches leur permettant de développer à plus grande échelle des programmes d’innovation.

… et soutien national

Toutes ces collaborations sont soutenues financièrement, pour les entreprises luxembourgeoises, par les régimes d’aides nationaux en matière de R&D mis en œuvre par le ministère de l’Économie. On peut notamment citer la toute récente loi du 17 mai 2017 relative à la promotion de la recherche, du développement et de l’innovation, qui a permis d’aligner et de mettre en conformité la réglementation nationale avec les objectifs de la politique communautaire en matière d’aides à la RDI.

Ainsi, à travers l’initiative Eureka, les entreprises bénéficient en même temps de la plus-value de collaborations internationales, tout en gardant la simplicité des solutions de cofinancement locales.

La valeur ajoutée d’un tel accompagnement est double: sur le plan financier (...) et sur le plan des partenariats possibles en tant que tels.

Alexander Link, advisor - National Funding chez Luxinnovation

Pour toute entreprise intéressée de s’engager dans une telle démarche collaborative et de partenariats internationaux, le premier point de contact est Luxinnovation. Des équipes spécialisées accompagnent et conseillent les entreprises selon leurs besoins, en identifiant les collaborations de recherche. 

La valeur ajoutée d’un tel accompagnement est double: sur le plan financier, par la capacité de jauger rapidement quel type d’aides et quel(s) montant(s) il est possible d’envisager; et sur le plan des partenariats possibles en tant que tels. Pour toute entreprise luxembourgeoise, avoir accès à des partenariats internationaux constitue évidemment un point fort sur lequel il lui est possible de capitaliser.

Dans cette optique, l’initiative Eureka concrétise ses différents partenariats sous forme de clusters, initiés par l’industrie elle-même, afin de développer des technologies d’une grande importance pour la compétitivité de l’Europe. Ils soutiennent ainsi des projets de R&D innovants proches du marché.

Tous représentent autant de moyens d’entrer dans des réseaux d’excellence et de participer à des projets collaboratifs initiés par les principaux acteurs du secteur.

Alexander Link, advisor - National Funding chez Luxinnovation

Outre Celtic-Plus (technologies de l’information et de la communication) et Itea 3 (systèmes et services à forte composante logicielle), déjà mentionnés, on peut citer Eurogia2020 (technologies dans le domaine des faibles émissions de carbone), Euripides2 (systèmes électroniques intelligents), Metallurgy Europe et Smart (matériaux et fabrications avancés) ou encore Penta (micro et nanoélectronique).

Tous représentent autant de moyens d’entrer dans des réseaux d’excellence et de participer à des projets collaboratifs initiés par les principaux acteurs du secteur. Et là encore, le point de contact national Luxinnovation peut servir de guide pour accéder à ces réseaux.