POLITIQUE & INSTITUTIONS

Diversification économique

«D’autres secteurs à faire connaître»



elsapirenne_lareleve.jpg

Au Luxembourg depuis 2008, Elsa Pirenne ne regrette pas de s'y être établie, d'y avoir fondé une famille. (Photo: DR)

Chaque mercredi, Paperjam.lu donne la parole à un étudiant de l'Uni pour connaître ses aspirations, ses ambitions... son opinion au sujet du pays d'aujourd'hui, et de demain.

Nom: Pirenne

Prénom: Elsa

Nationalité: Belge

Âge: 33 ans

Éducation: «J’ai étudié la langue arabe et l’islamologie à l’Université catholique de Louvain pour la licence et obtenu un master à l’Université libre de Bruxelles, après des études secondaires classiques à Ottignies. J’ai ensuite recherché du travail, ce qui m’a conduit à travailler un an à la Fédération Wallonie-Bruxelles pour mettre en place le projet de ‘La langue française en fête’, avant de rejoindre mon mari au Luxembourg. J’ai alors travaillé pendant six ans auprès de la librairie Alinéa. Au sortir de mon congé parental, j’ai composé un dossier d’admission en doctorat, également afin d’avoir une bourse auprès du Fonds national de la recherche. J’ai commencé mon doctorat en mars 2014, avec comme sujet de travail l’islam et les communautés musulmanes au Luxembourg.

Pourquoi avoir choisi de venir à l’Uni? «Afin d’entamer un nouveau projet suite à mon congé de maternité. Vivant au Luxembourg, l’Uni me permettait de rester auprès des miens, tout en restant en lien avec le thème de mes études précédentes.

Quel sera votre projet professionnel au sortir de vos études? «Je souhaiterais travailler sur les relations entre les communautés musulmanes et l’État, ainsi qu’entre les religions. C’est un sujet d’actualité mais qui nécessite beaucoup de travail en raison des amalgames qui gravitent autour.

Entendez-vous rester au Luxembourg durablement? «En tant que Belge, j’avoue que je n’avais jamais mis les pieds au Luxembourg avant d’y habiter, si ce n’est pour les pleins de voiture (!). Ce qui est encore le cas pour de nombreux de mes compatriotes. Même si des secteurs comme la culture ou l’associatif ne sont pas des pôles d’attraction comparables au secteur financier, on se sent bien au Luxembourg, on s’y plait et on y reste.

Dans 10 ans, le Luxembourg sera: «Il a perdu beaucoup d’attractivité au niveau du secteur financier, j’espère donc qu’il rebondira dans d’autres secteurs. Il y a tellement à faire dans la biodiversité, l’architecture, la culture. Ces secteurs méritent d’être connus. La Belgique quant à elle existera toujours, j’espère qu’elle sera plus ouverte vers le Luxembourg, notamment avec une ligne de train correcte vers le Grand-Duché.»