POLITIQUE & INSTITUTIONS

Baisse des factures et hausse des loyers



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En deux ans, la Grand-Rue a grimpé de 11 places dans le classement des artères commerçantes les plus chères au monde. (Photo: Maison moderne / archives)

Chaque jeudi, la rédaction de Paperjam.lu revient sur les événements ayant marqué l’actualité un an auparavant. Cette semaine, retour sur le pari des ministres du Benelux pour faire baisser les prix dans le commerce.

Alléger les factures des consommateurs. C’était là l’idée d’un accord, fin novembre 2015, entre les ministres de l’Économie belge, luxembourgeois et néerlandais.

À la fin du mois de novembre 2015, Étienne Schneider, Kris Peeters et Henk Kamp se sont en effet engagés à étudier la question des restrictions territoriales dans le commerce, quelques semaines à peine après la publication d’un document de la Commission européenne destiné à améliorer le marché unique. Objectif? Permettre aux commerçants de s’approvisionner là où ils le souhaitent afin de réduire les coûts pour les consommateurs.

Mais les prix peuvent-ils véritablement – et sensiblement – baisser? Avec un m2 avoisinant les 1.620 euros en 2015, la Grand-Rue, au cœur de la capitale grand-ducale, se trouvait à la 29e place mondiale des rues commerçantes les plus chères au monde à en croire l’étude du cabinet Cushman & Wakefield.

Et si cette artère commerçante reste loin derrière les Champs-Élysées (13.255 euros le m2 en 2015) ou l’Upper 5th Avenue de New York (33.812 euros), elle n’est pas pour autant en phase descendante, bien au contraire! En 2016, un local commercial se loue désormais 2.520 euros par m2 en moyenne, soit une augmentation de 55% de plus par rapport à l’année 2015. Le Luxembourg se place ainsi en 20e place du classement mondial.

Alors, si les prix de l’immobilier commerçant continuent de flamber, les ministres réussiront-ils tout de même leur pari de faire baisser les factures des consommateurs luxembourgeois?