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Mady Delvaux - LSAP

«Affrontons les élections avec optimisme!»



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Mady Delvaux: «Les élections sont toujours une heure de vérité pour les partis politiques. Elles permettent de mesurer leur crédibilité.» (Photo: Julien Becker / Archives)

Chaque jeudi, Paperjam donne carte blanche à un politicien, dans laquelle il évoque ses débuts, la manière dont il perçoit l’évolution de son parti, et un fait d’actualité qui l’a marqué. Aujourd’hui: Mady Delvaux (LSAP), député européen.

Madame Delvaux, quel a été votre premier acte militant?

«Comme beaucoup de jeunes à l’époque, j’ai été politisée par Mai 68. Au Lycée de jeunes filles d’Esch-sur-Alzette, nous avons milité pour la création d’un comité d’élèves et j’ai été très fière d’en être la première présidente.

Comment envisagez-vous l’avenir politique du LSAP au regard des prochaines échéances électorales?

«Les élections sont toujours une heure de vérité pour les partis politiques. Elles permettent de mesurer leur crédibilité.

A fortiori pour un parti qui a participé au gouvernement, il est difficile de déterminer si les électeurs votent en fonction de leur appréciation de l’action politique, selon leurs attentes pour l’avenir ou s'ils expriment simplement leur sympathie pour l’un ou l’autre des candidats.

Je pense que des valeurs telles que la justice sociale, la solidarité, la tolérance, l’égalité, la liberté d’expression sont toujours d'actualité et qu'aujourd'hui le LSAP demeure le meilleur défenseur de ces droits. Affrontons donc les élections avec optimisme!

Qu’avez-vous retenu de l’actualité de ces derniers jours? Quel événement vous a plus particulièrement marqué? Et pourquoi?

«Forcément l’événement majeur de ces derniers jours a été le résultat du référendum britannique. Vous imaginez bien qu’au Parlement européen c’est le sujet d’actualité. Sur chaque dossier, dans chaque commission se pose la question des  conséquences du ‘leave’.

Personnellement, je regrette la décision du peuple britannique; je m’inquiète en voyant à quel point la haine et la peur ont imprégné la campagne de ce référendum, tout comme je suis effrayée de la montée des populistes qui raniment les idéologies nationalistes à travers toute l'Europe.

Les prochains mois seront décisifs et nous éclaireront sur la suite: la Grande-Bretagne se remet, difficilement certes, mais une nouvelle Première ministre est en place et je suis certaine que les britanniques annonceront leur stratégie de négociation d’ici la fin de l’année.

Quant aux 27, qu'ils se ressaisissent et qu’ils s’accordent pour défendre les acquis communautaires. Il est grand temps de préparer un avenir à la hauteur de l’Union européenne.»