ENTREPRISES & STRATÉGIES

Sébastien Carcone – NewOne

«À l’écoute de toutes les innovations»



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Sébastien Carcone: «Nous devons séduire une nouvelle clientèle qui ne comprend pas toujours les possibilités offertes par les nouvelles technologies.» (Photos : Gaël Lesure / Chambre de Commerce)

Chaque semaine, Paperjam donne carte blanche à un entrepreneur, dans laquelle il évoque ses débuts, la manière dont il perçoit l’évolution de sa société et un fait d’actualité qui l’a marqué. Découvrez – ou redécouvrez – Sébastien Carcone, fondateur et manager de NewOne, société spécialisée dans l’impression 3D.

Monsieur Carcone, pouvez-vous nous parler de votre première expérience professionnelle, de votre premier emploi? Et de ce qu’il vous a rapporté…

«Je n'ai pas souvenir à proprement parler d'une, mais de plusieurs expériences professionnelles. En effet, passionné de sports mécaniques, je faisais à l'époque du karting et j’ai multiplié les boulots afin de réunir un semblant de budget pour pratiquer ma passion.

Dans le désordre, j'ai travaillé dans des salons, un service livraison, et – profitant de mes études dans l'informatique –, j’ai également écrit pour un magazine. Cela m'a permis d'apprendre le contact avec la clientèle ainsi que l'événementiel via mes sponsors.

Mon premier emploi a été dans le service commercial d'une grande marque automobile française mais, paradoxalement, je n'ai pas du tout apprécié ce travail. Du coup, ce fût un tremplin pour créer ma propre société, liée à l'informatique et au multimédia.

Vous dirigez aujourd’hui NewOne. Comment envisagez-vous l’évolution de votre société? Où en sera-t-elle dans 15 ans?

«La société étant récente, ma réponse vous semblera très ‘bateau’ mais nous sommes en pleine phase d'expansion. Il y a beaucoup de choses à construire, notamment pour séduire une nouvelle clientèle qui ne comprend pas toujours les possibilités offertes avec les nouvelles technologies (impression 3D, etc.).

Nous sommes à l'écoute de toutes les innovations et nous cherchons à les intégrer dans divers secteurs.

Quant à se projeter dans 15 ans, c'est assez difficile à dire car le monde technologique avec lequel nous travaillons est en perpétuelle évolution. Il faut sans cesse se remettre en question, mais c'est aussi le côté excitant de la chose.

Qu’avez-vous retenu de l’actualité de ces derniers jours? Quel événement vous a plus particulièrement marqué? Et pourquoi?

«Il y a tout d’abord la crise des migrants, mais c'est un sujet trop grave et trop complexe pour être abordé ici en quelques lignes.

Ensuite, il y a l'évolution de l'Europe que j'ai de plus en plus de mal à cerner. Étant un Européen convaincu, je trouve qu'elle manque de cohésion.

Face à des pays comme les États-Unis ou la Chine, nous apparaissons divisés, que ce soit socialement ou économiquement parlant, alors que nous devrions nous exprimer d'une seule et même voix.

De même, l'Europe ne doit pas tout miser sur deux ou trois pays parmi les 27 mais elle doit être beaucoup plus homogène et cesser d'apparaître aussi morcelée (cf. le Grexit ou le Brexit par exemple).

Il faut vraiment faire de gros efforts à ce niveau.»