POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Élections communales 2017

3.575 candidats en lice dans les 105 communes



Dimanche 8 octobre, près de 290.000 électeurs sont appelés à s’exprimer sur la politique communale qu’ils souhaitent voir appliquer pour les six prochaines années. Un scrutin aux enjeux locaux où les étrangers et les femmes restent encore peu impliqués.  

Lundi prochain, le paysage politique communal aura changé. Certaines figures locales devraient ainsi voir leur position renforcée au sein de leur parti et leur servir de tremplin vers le scrutin national d’octobre 2018, d’autres pourraient connaître certaines désillusions. Sans présager des résultats futurs, force est de constater que malgré l’évolution de la composition des résidents, le vote reste un phénomène très largement luxembourgeois.

Car si 47% de la population ne possède pas le passeport luxembourgeois, ils ne sont que 12% à avoir fait les démarches pour pouvoir s’exprimer. Soit 34.726 personnes, selon les données du ministère de l’Intérieur. À en croire les statistiques de l’Office luxembourgeois de l’accueil et de l’intégration, ce chiffre représente un peu moins d’un quart (22,8%) des personnes répondant aux critères imposés par la loi électorale, à savoir des personnes âgées de plus de 18 ans et résidant au Grand-Duché depuis au moins cinq ans.

Même phénomène, sans surprise, du côté des candidats, puisque sur les 3.575 personnes présentes sur les affiches, seuls 7% sont des étrangers. Le décalage entre les sexes continue de persister, puisque 36% des candidats à ces communales sont des candidates. Un chiffre qui évoluera lors des prochains scrutins luxembourgeois avec la mise en place de quotas pour tous les partis d’au moins 40% de femmes pour les législatives de 2018 et 50% pour les européennes de 2019.

Pour les 286.683 électeurs officiellement inscrits sur les listes électorales, ces communales seront l’occasion d’influer sur la politique locale avec des enjeux extrêmement divers. Car si les législatives permettent de donner une couleur au gouvernement – conservatrice, socialiste, libérale et/ou écologique -, les communales visent à apporter des réponses à des problèmes bien spécifiques. Si le Luxembourg, en tant que pays, apparaît comme un îlot de croissance économique dominé par une stabilité politique, la situation au niveau de ses communes révèle un tout autre visage. Que ce soit en termes de répartition de la population ou de concentration des richesses, par exemple.

Déplacez votre souris sur la carte pour faire apparaître les données et modifiez les données en cliquant sur la légende.

Ce qui explique en partie les déclinaisons des grands thèmes nationaux sur le plan local, que ce soit en matière de mobilité ou de logement, ou les différences d’alliances politiques. Si le LSAP domine dans le sud du pays, son influence recule dans le nord et dans l’est au profit du CSV. Le centre, lui, reste le bastion du DP, où les libéraux règnent en maîtres sur la capitale de manière interrompue depuis plusieurs décennies. Autant de spécificités qui pourraient être remises en question au soir du 8 octobre, tant les évolutions survenues dans les communes depuis 2011 ont été nombreuses. À moins que ces bouleversements n’appellent les électeurs à plébisciter une certaine stabilité au niveau local…