POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Bilan hebdomadaire

Relatif calme épidémique avant la tempête Omicron



Cinq cas du variant Omicron ont été détectés par le Laboratoire national de santé (LNS) lors de la semaine du 13 au 19 décembre. Un nombre qui pourrait exploser ces prochaines semaines, au vu de la contagiosité très forte d’Omicron. (Photo: LNS/archives)

Cinq cas du variant Omicron ont été détectés par le Laboratoire national de santé (LNS) lors de la semaine du 13 au 19 décembre. Un nombre qui pourrait exploser ces prochaines semaines, au vu de la contagiosité très forte d’Omicron. (Photo: LNS/archives)

Qu’il s’agisse du nombre d’infections ou d’hospitalisations, la situation épidémique, si elle reste sur un plateau très élevé, paraît relativement stable, selon le dernier bilan hebdomadaire du ministère de la Santé. C’est sans compter la menace du variant Omicron.

La situation épidémique paraît relativement stable au Luxembourg, selon le dernier rapport hebdomadaire du ministère de la Santé. Le nombre de nouveaux cas a légèrement augmenté entre le 13 et le 19 décembre par rapport à la semaine précédente, mais de seulement 5% (2.727 nouveaux cas contre 2.593). Ainsi, si le nombre moyen de nouveaux cas sur une semaine avait atteint un pic de 401 le 7 décembre dernier, au 21 décembre, la moyenne est de 377.

Dans les hôpitaux, la situation semble aussi s’être stabilisée. Le nombre d’hospitalisations a même connu une légère baisse, que ce soit en soins normaux (de 61 le 13 décembre à 53 le 21 décembre) ou en soins intensifs (de 26 à 19).

Mais, du fait de l’arrivée du variant Omicron, extrêmement contagieux, cette relative stabilité n’est qu’un faux semblant. Pour l’instant, seuls cinq cas de ce nouveau variant ont été détectés dans le pays, a informé la ministre de la Santé, Paulette Lenert (LSAP), lors de l’annonce de nouvelles mesures restrictives liées justement à la menace Omicron. Mais le nombre de cas liés à Omicron double tous les deux ou trois jours, ce qui laisse envisager une augmentation exponentielle des cas d’Omicron – et à terme du nombre de cas en général.

La vaccination portée par la 3e dose

Meilleure solution contre un tel cas de figure: la vaccination. Plus de 40.000 doses ont été administrées durant cette semaine, en très grande majorité des doses de booster (33.853). Ce qui est une bonne nouvelle, puisque celles-ci rehaussent la protection contre le variant Omicron, qui réduit avec le temps la protection conférée par les deux premières doses.

Mais disposer d’un schéma vaccinal complet reste essentiel. Les personnes non vaccinées ont en effet plus de deux fois plus de risques d’être infectées que les personnes avec un schéma vaccinal complet. Malheureusement, la primovaccination n’a quant à elle que très faiblement évolué: 4.012 personnes ont reçu une première dose et 2.890 une seconde au cours de la semaine. Le taux de vaccination continue donc de stagner, avec 440.854 personnes présentant un schéma vaccinal complet, ce qui correspond à un taux de vaccination de 79,7% de la population qui y est éligible.