PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Principe de proportionnalité

Réglementation: l’ABBL défend les petites banques



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L’ABBL appelle à adapter l’application de la réglementation aux capacités des petites banques. (Photo: David Laurent / Archives)

Les petits et moyens établissements bancaires travaillent sur la mise en œuvre des nouvelles normes réglementaires. Neuf associations professionnelles européennes, dont l’ABBL, appellent à un traitement plus adapté.

Défendre les petites et moyennes banques face à l’afflux de réglementations. C’est l’objectif de l’Association des banques et banquiers, Luxembourg (ABBL) et de huit autres associations européennes (Autriche, Croatie, Danemark, Allemagne, Italie, Pologne, Slovaquie et Slovénie).

«Le volume et la complexité de la réglementation financière sont extrêmement onéreux et excessivement disproportionnés pour les petites et moyennes banques», affirme l’ABBL dans un communiqué .

Des coûts disproportionnés

Dans un document commun , les associations estiment que des mesures doivent être prises pour alléger la charge réglementaire de ce type de structures, notamment en ce qui concerne le reporting et les exigences de rémunération.

«Les coûts sont clairement disproportionnés pour les avantages qui y sont associés», poursuit l’ABBL. Les obligations en matière de reporting «génèrent un grand nombre de pages et de chiffres, obligeant ainsi les banques à déployer énormément de temps et d’efforts de façon déséquilibrée par rapport au gain espéré en termes de stabilité financière», explique le communiqué.

Les neuf associations appellent ainsi l’Autorité bancaire européenne (EBA) à réduire ces obligations pour les banques de petite taille.

Règles trop complexes

Concernant les règles de rémunérations, les associations rappellent qu’elles ont avant tout été créées pour les grandes banques et qu’elles s’avèrent bien trop complexes à mettre en place pour des acteurs de taille moyenne.

«Une approche proportionnée préserve la diversité et garantit un système bancaire plus robuste», conclut Gilles Pierre, responsable de la réglementation bancaire à l’ABBL dans le communiqué.