ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Sylvie Rouen (Vayton)

«Une révolution dans le monde des noms de domaine»



Sylvie Rouen: «L'extension va aussi profiter aux claviers utilisant des alphabets autres que latins». (Photo: DR)

Sylvie Rouen: «L'extension va aussi profiter aux claviers utilisant des alphabets autres que latins». (Photo: DR)

La Chambre de commerce organise ce soir une séance d’information consacrée à internet et à ses nouveautés en matière de noms de domaines. Explications avec Sylvie Rouen, consultante en management de la propriété intellectuelle et de l'e-réputation.

Madame Rouen, vous allez évoquer ce soir des nouveautés en matière de noms de domaine dans l’Internet, en parlant d’évolution, voire même de révolution. De quoi s’agit-il ?

«Il s’agit de la mise en place, dans les tous prochains jours, de nouvelles extensions Internet telles que l’a décidé l’an dernier déjà l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN). Cet organisme américain, qui gère la racine d’Internet, a souhaité ouvrir la possibilité à tout investisseur d’obtenir de nouvelles extensions dénommées ‘new gTLDs’. Plus de 1.900 demandes ont été faites depuis lors, dont 34% émanant de grandes marques comme Amazon, Apple ou Google. Cette possibilité d’élargissement de noms de domaine est une ‘conséquence’ de la saturation des noms en .com dont 111 millions sont enregistrés aujourd’hui. D’où une offre toujours plus limitée.

Quelles sont les nouveautés proposées aujourd’hui ?

«Tout d’abord de nouvelles extensions en .news, en .bank, en .immo, en .technology ou encore en .sport qui vont venir côtoyer les conventionnels .com et .net ou les codes pays comme .lu, .de ou.fr. Et cela en différentes langues, même si l’anglais reste majoritaire. Dans le cadre des Internationalized Domain Names (IDNs), il est par exemple prévu d’utiliser, parmi d’autres langues, le chinois ou l’arabe puisque l’objectif est également d’ouvrir ces nouvelles extensions à des claviers utilisant des alphabets autres que latins. Ce qui offrira par ailleurs de nouvelles possibilités d’extension à des marques qui ont des traductions étrangères, en chinois ou en russe par exemple.

En quoi va consister la réunion de ce soir ?

«Le but de cette soirée est d’abord d’informer les participants sur ces nouveautés, puisque nombreux sont encore ceux qui les ignorent. Nous allons donc leur expliquer à quoi peuvent servir ces nouvelles extensions, comment les obtenir, comment les protéger ou encore quels sont les avantages – voire les risques – liés à leur utilisation. Nous allons, avec plusieurs experts, aborder ce sujet sous ses angles techniques, juridiques et de marketing.»