POLITIQUE & INSTITUTIONS

Jean-Michel Collignon (CEO de Luxexpo)

«Un savant dosage de shopping et de divertissement»



Le patron de Luxexpo veut proposer une foire moins exclusivement commerciale. (Photo: DR)

Le patron de Luxexpo veut proposer une foire moins exclusivement commerciale. (Photo: DR)

La Foire de printemps ouvre ses portes ce samedi dans les locaux de Luxexpo, sur le plateau du Kirchberg. 300 exposants y sont présents et plus de 50.000 visiteurs y sont attendus sur les neuf jours. Le CEO de Luxexpo, Jean-Michel Collignon, fait le point sur les temps forts de la nouvelle édition.

Monsieur Collignon, la Foire de printemps démarre ce samedi. Quels seront les points forts de cette édition?

«Pour la population luxembourgeoise, la Foire de printemps, c’est neuf jours de fête et de bonne humeur, de découvertes, notamment œnologiques et gastronomiques. On y découvre plus de 300 stands, mais pas seulement. Cette année, nous faisons la part belle aux espaces d’animation, avec de nombreux divertissements, des jeux-concours – dont un pour gagner un voyage exclusif en Californie –, tout ça gratuitement. Un des points forts sera aussi la découverte de la nouvelle AOP Moselle Luxembourgeoise, appellation d'origine protégée dont les viticulteurs luxembourgeois sont très fiers. Tous les jours, à 17 heures, nous organisons sur le Square des grands vins et crémants un Vin'apéro, avec dégustation de grands vins de la Moselle, en présence des producteurs.

Par rapport aux précédentes éditions, vous annoncez aussi vouloir lancer un nouveau concept. En quoi cette foire sera-t-elle différente?

«Nous venons d’un concept de foire populaire très classique, avec des allées rectilignes, de larges couloirs. Après l’édition 2013, amputée de son second week-end et donc à fréquentation moindre, il est apparu qu’il fallait faire évoluer le concept. Notamment au niveau de l’architecture et de l’agencement des stands, devenu un véritable parcours de découverte pour le public, mais aussi en introduisant dans la Foire un savant dosage de shopping et de divertissement.

Le profil de nos visiteurs, pour sa part, évolue constamment, et nous devons en tenir compte. Ainsi, la génération montante a des centres d’intérêt bien différents de ceux d'il y a quelques années seulement. Notre défi aujourd’hui est notamment de répondre aux attentes des plus jeunes, mais aussi des nouveaux arrivants, et des frontaliers. Nous nous sommes donc donnés trois ans pour assurer la transition, déjà largement engagée. En plus, ce changement va de pair avec des travaux d’infrastructures, engagés eux aussi, qui visent à améliorer nos capacités d’accueil et de stationnement, ainsi que l'accès et le confort.

Selon vous, qu’attendent les exposants d’un tel événement?

«Les motivations de nos exposants sont très diverses. Traditionnellement, la Foire de printemps couvre le vin, les produits du terroir et, de manière générale, l’alimentation. Mais nous avons aussi d’autres offres, du mobilier de jardin aux équipements high-tech en passant par la mode et la santé. De nombreux exposants sont évidemment là pour vendre auprès d'une clientèle traditionnelle, mais d'autres sont à la recherche d'une nouvelle clientèle, de notoriété, de contacts, ou veulent faire découvrir de nouveaux produits qui ne sont pas encore sur le marché. Certains stands, confiserie, condiments, accessoires de cuisine, sont des professionnels qui vendent exclusivement sur les foires. Quant aux exposants institutionnels, ils sont généralement là pour partager avec les visiteurs informations et conseils. L'important, c'est que tout le monde y trouve son compte, dans une ambiance festive, propice aux échanges.»