POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Sabrina Sagramola (Coordinatrice générale des GR Business Days)

«Mettre l’accent sur les échanges d’expérience»



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La coopération entre les différentes régions transfrontalières européennes sera mise à l’honneur lors des prochaines éditions des GR Business Days, selon Sabrina Sagramola. (Photo: paperJam/Archives)

Pour leur quatrième édition, les GR Business Days se tournent vers l’international avec la présence de plusieurs délégations originaires d’au-delà de la Grande Région. Explications de cette évolution du salon.

Madame Sagramola, l’accent de cette édition 2015 est mis sur l’international, avec la présence de plusieurs délégations étrangères. Quel est le concept derrière cette idée, pour un salon destiné aux PME de la Grande Région?

«Dès la première année, notre but était de raviver les contacts d’affaires dans cet espace régional, car les entreprises nous faisaient part de leur intérêt et de leur besoin. Aujourd’hui comme hier, les entreprises étrangères ont envie de venir au Luxembourg, car elles s’intéressent au potentiel économique et entrepreneurial qui existe dans nos frontières et au-delà. Nous avons donc voulu répondre à tous les besoins, à 360° d’une certaine manière, en adoptant une approche concentrique à partir des besoins de nos entreprises. Ces dernières jouent un rôle important dans la Grande Région et peuvent être amenées à le faire également au niveau européen et à l’international.

Stimuler la coopération transfrontalière se trouve être dans l’air du temps, alors même que l’économie globalisée domine. Comment expliquer ce phénomène qui semble contradictoire?

«Ce n’est pas vraiment contradictoire, mais plutôt complémentaire, car nous souhaitons répondre aux attentes de chacun. Le marché intérieur européen a toujours été caractérisé par des régions, et cela n’a pas changé. Cette année, mais aussi l’année prochaine, nous allons mettre l’accent sur les régions transfrontalières avec l’idée d’échanger les expériences, ces régions faisant face aux mêmes défis, vivant les mêmes situations. Mais pour que ces dernières se développent et collaborent de manière intelligente, il faut d’abord les connaître. Cette année, par exemple, nous accueillons le président de la Communauté germanophone de Belgique, Olivier Paasch. Il est par ailleurs également président de l’Euregio, région qui implique une partie des autorités allemande, belge et néerlandaise.

Parmi les nouveautés cette année, la présence de plusieurs villages au sein du salon. Dont un dédié à l’entrepreneuriat féminin. Existe-t-il encore des difficultés spécifiques pour les femmes qui souhaitent se lancer dans le business?

«C’est un thème que nous avions déjà abordé il y a plusieurs années, mais c’est une thématique qui évolue sans cesse. Cette année, nous avons reçu le soutien du ministère de l’Égalité des chances. Ce dernier aura un stand sur le salon et Lydia Mutsch sera également présente. Une étude européenne indique d’ailleurs que s’il y avait plus de femmes dans le secteur des TIC, les possibilités d’affaires seraient plus importantes. Nous souhaitons donc lancer le débat dans un secteur très important. Même si des clichés subsistent dans tous les pays européens, nous entendons développer ce concept dans les années à venir pour ne pas juste faire un one-shot.»

Infos: www.gr-businessdays.com