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François Bausch (Ministre du Développement durable et des Infrastructures)

«Les projets de Déi Gréng sont désormais acceptés»



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Aux commandes du ministère du Développement durable et des Infrastructures depuis fin 2013, François Bausch juge que la méthode transversale de gestion des dossiers portée par Déi Gréng a porté ses fruits. (Photo: Matic Zorman / archives)

À un peu plus d’un mois des élections législatives, les membres du gouvernement dévoilent tour à tour leur bilan. Ce mardi, François Bausch et Carole Dieschbourg présenteront le premier bilan de ministres Déi Gréng. Plus que des projets, ces derniers défendront un style de gouvernement.

Monsieur Bausch, quel élément estimez-vous être le plus important mis en place au cours des cinq années passées au ministère du Développement durable et des Infrastructures?

«J’estime que c’est le fait d’être parvenu à travailler de manière transversale entre les différents départements qui sont sous ma responsabilité, mais aussi avec ceux gérés par Carole Dieschbourg, la ministre de l’Environnement. Par le passé, les trois départements dont j’ai la charge étaient des ministères séparés, à savoir les ministères de l’Aménagement du territoire, des Travaux publics et des Transports. Le fait de travailler de cette manière – ce qui ne signifie pas s’immiscer dans le fonctionnement d’une administration – explique pourquoi les projets que nous avons mis en place ont bien avancé.

Tout au long de votre mandat, vous n’avez cessé d’appeler à un changement de mentalité dans le domaine de la mobilité. Pensez-vous avoir atteint cet objectif?

«Je réponds clairement oui, parce que je vois que tout ce que nous avons introduit est désormais accepté. Cela a nécessité beaucoup de communication, raison pour laquelle j’ai mené un nombre incalculable de réunions avec les citoyens sur les différents projets, pour les expliquer et parfois les défendre. Et aujourd’hui, je constate que ces derniers ont un succès fou. C’est le cas du tram, mais aussi de la gare Pfaffenthal-Kirchberg par exemple.

Votre bilan au Luxembourg peut-il avoir un poids à une échelle plus grande, à un moment où certains acteurs majeurs comme les États-Unis n’adoptent pas cette philosophie? Sont-ils à contre-courant du sens de l’Histoire?

«Je pense que l’administration Trump ne va effectivement pas dans le bon sens. 93% des scientifiques sont d’accord pour dire que le changement climatique est une réalité, raison pour laquelle il faut agir. Je dis toujours que la planète n’a pas besoin des humains, qui n’existent que depuis quelques dizaines de milliers d’années, elle pourra s’adapter. Ce qui ne sera pas le cas de l’humanité, qui a besoin des conditions de vie et de biodiversité actuelles pour survivre…»