COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Jean-Michel Gaudron (Rédacteur en Chef de Paperjam)

«Le Luxembourg n’est pas le ‘coupable’ idéal»



Jean-Michel Gaudron: «Même si l’année a été moins riche et moins ‘historique’ que 2013, il y a quand même eu des moments très forts dans l’actualité.»  (Photo: DR)

Jean-Michel Gaudron: «Même si l’année a été moins riche et moins ‘historique’ que 2013, il y a quand même eu des moments très forts dans l’actualité.» (Photo: DR)

Retour sur l’actualité de 2014 et les perspectives de 2015 par le biais de sujets couverts dans le magazine économique et financier leader au Luxembourg, qui fêtera ses 15 ans en juin prochain.

Monsieur Gaudron, que retenez-vous de l’actualité de 2014?

«Même si l’année a été moins riche et moins ‘historique’ que 2013, il y a quand même eu des moments très forts dans l’actualité. Le plus proche de nous, c’est évidemment l’affaire LuxLeaks, où l’on se rend bien compte, finalement, que le Luxembourg n’est pas le ‘coupable’ idéal comme beaucoup voudraient le faire croire. Il est à espérer que la lumière faite sur les pratiques fiscales des États permettra de repositionner le débat dans sa juste proportion.

Je retiendrai aussi, évidemment, l’effondrement de LSK, doublé du drame que constitue le suicide de son fondateur Thierry Leyne. Cela laisse un goût très amer, car aucune des sommes en jeu, qu’elles soient l’objet de pratiques illicites ou non, ne vaut une vie humaine.

Et puis enfin, je pense à l’accession de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne. Au-delà de la fierté légitime que peut avoir le Luxembourg, le long cheminement vers son élection aura surtout permis de constater combien les manœuvres en coulisses et les jeux de pouvoir entre dirigeants des grands États rendent la «chose» européenne de moins en moins accessible aux citoyens. 

Paperjam a changé de formule. En êtes-vous satisfait? Et quelles sont les prochaines évolutions à venir?

«Nous voulions marquer le coup, lors de la rentrée de septembre, avec une évolution surtout graphique. Nous avons ainsi souhaité donner davantage de place à l’image et aux infographies, tout en conservant, évidemment, la force des textes.

Avec le développement spectaculaire du site internet de Paperjam ces dernières années, et encore plus depuis le passage en septembre 2013 à deux éditions quotidiennes, le magazine a, plus que jamais, sa raison d’être, en proposant un contenu complémentaire qui mise davantage sur l’analyse et l’approche magazine, par opposition à l’instantanéité du web.

Nous avons ainsi pu proposer des ‘Coverstorys’ spectaculaires, comme celle évoquant la ‘Croisade pour un Luxembourg moderne’, à l’heure où le gouvernement jette les bases du futur de l’économie.

C’est cette approche qui va continuer à guider nos réflexions pour les prochains mois, voire les prochaines années.

Paperjam va fêter ses 15 ans en 2015. Doit-on s’attendre à des opérations spéciales?

«En termes de festivités, les 20 ans de Maison Moderne ont déjà été, pour nous, source d’une très grosse implication, avec non seulement une soirée mémorable au Grand Théâtre, mais aussi et surtout la réalisation du livre ‘Happy Inventory’, qui a nécessité près d’une année de travail.

Il ne faut donc pas s’attendre à une nouvelle grosse cérémonie ni une publication dédiée. En revanche, il est évident que nous marquerons tout de même le coup d’une façon ou d’une autre et la réflexion est encore en cours. Rendez-vous au moment donné, c’est-à-dire en juin prochain!»