COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Thomas Tomschak (Directeur, Bunker Palace)

«Lacroix aimait notre travail et notre approche»



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Bunker Palace a créé un univers printanier et lumineux pour la Maison Christian Lacroix. (Photo: Bunker Palace)

Le studio luxembourgeois Bunker Palace vient de signer la nouvelle identité digitale de la Maison Christian Lacroix. Son directeur nous explique les enjeux de telles réalisations.

Monsieur Tomschak, comment s’est établi le contact avec une maison française de prestige comme Christian Lacroix?

«Cela fait quelques années que nous avons développé des contacts en France, notamment avec la Gaîté lyrique, pour laquelle nous avons réalisé plusieurs projets digitaux. Nous travaillons aussi pour le Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence et le Ballet de Lorraine à Nancy. La Maison Christian Lacroix nous a contactés parce qu’elle aimait notre travail et notre approche. Les domaines de la culture et de la mode, du luxe ont le même type d’exigences et de manière de communiquer. Nous parlons la même langue, avec les mêmes codes. Ils ont besoin d’une communication très graphique qui respecte et met en valeur la marque, le nom. Ils tiennent aussi à garder la main sur le contenu ou sa mise à jour. C’est exactement comme cela que nous voyons les choses.

Comment avez-vous travaillé pour la Maison Christian Lacroix? Qu’avez-vous mis en évidence?

«Nous avons été force de propositions pour établir une direction artistique. Cette Maison exprime son savoir-faire à travers des collections étendues, allant de la mode masculine aux accessoires de mode et aux objets d’art de vivre. C’est pourquoi nous avons proposé un design qui affichait l’univers esthétique de la marque avec des images et des gammes qui évoquent le printemps, la nature, la lumière. Nous avons aussi voulu un site immersif dans lequel les créations sont mises en avant et la navigation se fait discrète. Les objets flottent et l’utilisateur navigue dans les collections en zoomant sur les photos de façon la plus fluide et intuitive qui soit.

Cette nouvelle réalisation pour un client français indique-t-elle une redirection vers ce marché?

«Alors que de plus en plus d’acteurs français ou belges du design s’intéressent au Luxembourg, nous n’avons pas de raison de faire l’inverse. Nous nous sommes toujours comparés à l’aulne de critères internationaux et les échos sont plutôt favorables en France. Nous allons d’ailleurs installer un petit bureau à Metz, où nous avons beaucoup de contacts et où la scène culturelle dont nous sommes proches se développe. Bien sûr, la maison mère restera au Luxembourg et nous continuerons à développer des projets pour les clients luxembourgeois.»