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Fernand Etgen (Ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs)

«Faire voter la nouvelle loi agraire»



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Durant l'été, Fernand Etgen se débranche de la bousculade journalière, mais jamais complètement. (Photo: Mike Zenari / archives)

En cette période estivale, Paperjam a souhaité savoir ce qui compose l'agenda des membres du gouvernement, ce qu'ils retiennent de ce premier semestre et leurs grands objectifs pour le reste de l'année.

Monsieur le ministre, que signifie pour vous la période estivale? De quoi se compose votre agenda en mode «vacances»?

«La période estivale est une période de repos pour moi où je veux être débranché de la bousculade journalière, même si je ne réussis jamais à être déconnecté complètement de mes fonctions. Je veux et je dois rester informé de l’actualité. En ces jours, je préfère faire des tours en vélo ou me promener avec ma famille, de préférence à la côte belge, ma région préférée pour atteindre ces objectifs. L’ordonnance me dit: repos, beaucoup de repos. En plus, cette période servira aussi à respecter des engagements qui ont été retardés, y compris les retrouvailles avec de bons amis.

Que retenez-vous, dans les grandes lignes, de cette première partie de l’année?

«La première partie de l’année a été marquée avant tout par la situation en Grèce. Je suis fier de l’engagement du gouvernement luxembourgeois pour parvenir à un accord. Au niveau national, l’actualité politique a été marquée par le référendum. Avec un certain écart, je reste convaincu que c’était une bonne expérience et que le résultat est à respecter. Personnellement, je suis content que le programme de développement rural ait enfin été approuvé par la Commission européenne sans changements majeurs.

Quels seront vos grands objectifs pour la suite de l’année dans l’exercice de votre mandat?

«La deuxième partie de l’année sera avant tout marquée par la présidence luxembourgeoise du Conseil Agriculture et Pêche.

Les prix aux producteurs ne sont plus au même niveau qu’il y a encore un an. La présidence luxembourgeoise accordera par conséquent une attention particulière aux développements sur les marchés des produits agricoles et leurs effets sur les filières de production. Nous allons entretenir un dialogue constructif avec tous nos partenaires.

La présidence luxembourgeoise est fermement décidée à poursuivre les efforts au niveau européen en vue de stabiliser les marchés et d’aider dans la mesure du possible les secteurs les plus touchés. Il importe d’anticiper l’évolution de la situation du marché.

Au niveau national, nous devons tout entreprendre pour faire voter le plus vite possible la nouvelle loi agraire. En plus, il me tient à cœur de faire avancer la réforme sur la protection des animaux.

L’agenda est bien rempli et je me réjouis des différents défis.»