PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS

Matteo Rizzi (Cofondateur du concept FinTechStage)

«Amener un regard extérieur sur les fintech»



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Pour Matteo Rizzi, la Place est bien positionnée pour devenir un centre fintech, plus particulièrement dans les segments des paiements mobiles et de l'asset management. (Photo: FinTechStage)

Après Milan, Barcelone, Buenos Aires, la conférence FinTechStage prendra ses quartiers au Luxembourg au Cercle Cité ce jeudi 18 février. Mêlant investisseurs privés, banquiers et start-up, la plateforme veut donner un coup d’accélérateur à l’écosystème fintech local.

M. Rizzi, quelle est la cible de l’événement du 18 février?

«À chaque édition, FinTechStage réunit quatre grandes communautés: innovateurs, banques, start-up et investisseurs. Elle vise aussi tous ceux qui veulent comprendre comment les fintech peuvent changer leur métier, des partenaires technologiques aux consultants. Notre but final est de contribuer à bâtir des écosystèmes fintech là où les marchés sont émergents et les liens pas encore consolidés. Nous visons avant tout une audience internationale, ce qui se reflète dans le choix des orateurs.    

Comment avez-vous conçu le programme de la journée?

«Pour cette quatrième édition, trois grands thèmes se dégagent: l’impact du digital dans les services financiers, la blockchain et tout ce qui touche aux données. Ces sujets correspondent aux priorités que le marché luxembourgeois s’est fixées dans le domaine des fintech. Nos speakers viennent du monde entier: Matthias Kröner, CEO de Fidor Bank, vient d’Allemagne; Chris Skinner, président du Financial Services Club, de Londres; et Roberto Ferrari, CEO de CheBanca!, d'Italie, pour n’en citer que trois.

Avec Luxembourg for Finance, nous avons voulu amener un regard extérieur et de nouvelles idées développées à l’étranger. Le partage d’expériences est au centre du concept FinTechStage. Un des temps forts, à côté des quatre panels, sera l’intervention de Dan Morgan, head of policy and regulation chez Innovate Finance. Les régulateurs ont, en effet, un important rôle à jouer dans la constitution d’un écosystème viable et dans l’attraction de nouveaux entrants.

En quoi la Place a-t-elle du potentiel pour devenir un hub fintech?

«Nous avons déjà 500 inscrits, dont 20% en provenance de l’étranger, ce qui témoigne d’un intérêt certain pour le sujet. L’édition luxembourgeoise devrait être la plus fréquentée à ce jour. Le Grand-Duché est un petit pays très centralisé. C’est une garantie de chemins courts et de proximité avec les pouvoirs publics. On sent aussi une vraie synergie entre le gouvernement, le tissu de start-up et les banques. Le pays a également les idées assez claires sur les domaines où il peut faire une différence, notamment la distribution des fonds, l’asset management, les paiements digitaux ou mobiles. Ce choix stratégique lui donne une vraie légitimité.»