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Protéger les Britanniques de la fonction publique



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Le Brexit aurait pu jouer un vilain tour à 42 agents de la fonction publique ayant la nationalité britannique. (Photo: Shutterstock)

Le Brexit pourrait valoir quelques problèmes aux agents de la fonction publique ayant la nationalité britannique. Un avant-projet de loi a été élaboré pour qu’ils les évitent.

Le Luxembourg prépare depuis de longs mois le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Et ne laisse rien au hasard. Ainsi, le Brexit pourrait valoir quelques désagréments aux agents de la fonction publique qui ont la nationalité britannique. 

Ainsi, sans accord de retrait, ces personnes seront considérées comme des ressortissants d’un pays tiers. Et, en vertu de la loi, seront démises de leurs fonctions dès le 30 mars prochain, soit au lendemain du Brexit! «Ceci ne serait ni dans l’intérêt des personnes concernées, ni dans celui du gouvernement luxembourgeois», peut-on lire dans le commentaire des articles de l’avant-projet de loi déposé par le ministre de la Fonction publique, Claude Meisch , qui souhaite trouver la parade à cette situation.

Presque tous dans l’enseignement

Car ce sont tout de même 42 personnes qui sont concernées, relevant presque toutes du secteur de l’enseignement et engagées dans le cadre des cursus internationaux récemment mis en place par le ministre de l’Éducation nationale. Le gouvernement prévoit donc de permettre, «par dérogation au statut général des fonctionnaires de l’État, de conserver leurs qualités et leurs droits et devoirs».

Un autre projet de loi prévoit la possibilité  pour les 4.600 citoyens britanniques installés au Luxembourg de demander une nouvelle carte de séjour pendant la période de transition allant jusqu'au 31 décembre 2020, cela en cas d'accord sur le Brexit. Des préparatifs sont aussi en cours afin de légiférer en cas de «no deal».