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Art contemporain

Le Prix d’art Robert Schuman 2019 a été attribué



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Thibaud Schneider, dont les œuvres sont exposées entre autres à la Villa Vauban, est le lauréat du Prix d’art Robert Schuman 2019. (Photo: Olivier Minaire)

Tous les deux ans, les villes de Luxembourg, Trèves, Sarrebruck et Metz organisent le Prix d’art Robert Schuman. Ce prix est attribué cette année à l’artiste français Thibaud Schneider.

Depuis 1991, le Prix d’art Robert Schuman est l’occasion de découvrir le talent des jeunes artistes de l’espace transfrontalier QuattroPole qui rassemble les villes de Luxembourg, Trèves, Sarrebruck et Metz. Chaque ville désigne un commissaire qui sélectionne quatre artistes et les invite à participer. Les artistes proposent alors jusqu’à cinq œuvres récentes ou spécialement réalisées pour l’occasion.

À partir de ce corpus d’œuvre, une exposition est organisée, et le jury désigne un lauréat parmi les artistes exposés. Pour cette édition 2019, c’est l’artiste Thibaud Schneider  qui a été distingué et remporte donc la dote de 10.000 euros. Il avait été sélectionné par le commissaire de Metz, Marc Aufraise. L’annonce a été faite lors vernissage de l’exposition à la Villa Vauban ce jeudi 21 novembre. Anaïs Marion et Aline Bouvy ont reçu une mention spéciale. 

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Serge Wilmes a récompensé Thibaud Schneider, Anaïs Marion et Aline Bouvy pour leur oeuvre. (Photo: Charles Soubry-Photothèque de la Ville de Luxembourg) 

«Un pied dans le 19 e et l’autre dans le 21 e  siècle»

Le travail de Thibaud Schneider est d’une grande sensibilité et d’une indiscutable qualité plastique. «Thibaud a un pied dans le 19e et l’autre dans le 21e siècle», a déclaré le commissaire Marc Aufraise qui l’a sélectionné pour participer au Prix d’art Robert Schuman afin de représenter la ville de Metz. «C’est un grand fan de Delacroix, de la peinture classique au sens large, et en même temps un artiste au vocabulaire plastique de son temps.»

En effet, l’artiste né en 1995 aime s’approprier des thèmes que l’on retrouve dans la peinture classique, tels que des sujets religieux («Sans titre (Jacob)»), fait ouvertement référence à des œuvres d’art ancien telles que celles du Caravage («L’incrédulité de Saint Thomas d’après le Caravage») ou encore n’hésite pas à entrer en dialogue avec l’œuvre «Jeune Turc caressant son cheval» d’Eugène Delacroix appartenant à la collection de la Villa Vauban («Nostalgie de la Terre dévorée de soleil»).

Il utilise le bois, le plâtre, les cadres, ses archives photographiques qu’il assemble, modèle, transforme, échafaude pour réaliser des œuvres aux multiples couches de lectures, d’une esthétique fragile et forte à la fois, n’hésitant pas à travailler le vide, à questionner l’espace, le tout dans une sorte de quête romantique et de spiritualité.

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«L’incrédulité de Saint Thomas d’après le Caravage» de Thibaud Schneider est exposée au Cercle Cité. (Photo: Olivier Minaire) 

Une exposition en deux lieux

C’est Luxembourg qui était la ville organisatrice du prix cette année, l’organisation étant assurée à tour de rôle par les villes du QuattroPole. L’exposition se divise en deux lieux: le Cercle Cité et la Villa Vauban. Les œuvres ne sont pas réparties par ville, mais bien réparties entre les deux lieux d’exposition de manière à créer un parcours homogène et curaté.

Les visiteurs peuvent ainsi découvrir les œuvres d’Aline Bouvy, Laura Mannelli, Claudia Passeri et Eric Schumacher sélectionnés par Stilbé Schroeder, commissaire pour Luxembourg; Anaïs Marion, Marceau Pensato, Emilie Pierson et Thibaud Schneider sélectionnés par Marc Aufraises pour Metz; Stephan Backes, Werner Bitzigeio, Bettina Ghasempoor et Judith Leinen sélectionnés par Bettina Leuchtenberg pour la ville de Trèves; Frauke Eckhardt, Mirjam Elburn, Martin Fell et Ida Kammerloch sélectionnés par Andrea Jahn et Kamila Kolesniczenko pour la ville de Sarrebruck.

Œuvre d’Aline Bouvy (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre de Claudia Passeri (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre d’Eric Schumacher (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre de Frauke Eckhardt (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre de Laura Mannelli (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre de Marceau Pensato (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre de Mirjam Elburn (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre de Stephan Backes (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre de Werner Bitzigeio (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre d’Anaïs Marion (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre de Bettina Ghasempoor (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre d’Emilie Pierson (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre de Judith Leinen (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre de Martin Fell (Photo: Olivier Minaire)

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Œuvre d'Ida Kammerloch (Photo: Olivier Minaire)

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Exposition présentée jusqu’au 19 janvier, pars.vdl.lu .