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pandémie

Pourquoi des adaptations dans les écoles?



Pour de nombreux élèves du secondaire, ce lundi marque le retour d’un système d’alternance entre enseignement présentiel et distanciel. (Photo: Shutterstock)

Pour de nombreux élèves du secondaire, ce lundi marque le retour d’un système d’alternance entre enseignement présentiel et distanciel. (Photo: Shutterstock)

Depuis ce lundi, de nouvelles mesures sont mises en place dans les écoles, notamment dans les classes supérieures des lycées. Une nécessité pour garder les établissements ouverts, ce qui reste la priorité du ministre.

Comme cela avait été annoncé assez tôt, afin d’y préparer chacun , de nouvelles mesures ont été décidées en ce qui concerne l’organisation des écoles. Celles-ci sont entrées en vigueur ce lundi et seront d’application jusqu’au congé de Noël. 

Une semaine de congé en plus en février

Parmi les plus importantes, il y a le passage à un système d’alternance entre enseignement présentiel et distanciel concernant les classes de 4e, 3e et 2e de l’enseignement secondaire classique, les classes de 4e, 3e et 2e de l’enseignement secondaire général, ainsi que les classes correspondantes de la formation professionnelle. Soit les classes sont divisées en deux groupes, soit on fait alterner la venue des classes. Chaque lycée est libre de choisir son modèle et son rythme: alternance quotidienne ou hebdomadaire.

Les classes de 1re ne sont pas concernées pour préparer au mieux les examens de fin d’année.

Le rythme de l’année scolaire est aussi bouleversé. Désormais, 2020-2021 est divisée en deux semestres: le premier du 5 septembre 2020 au vendredi 12 février 2021, le second du lundi 22 février 2021 au vendredi 16 juillet 2021. Le congé de Carnaval débutera donc le 5 février et non le 12, pour les élèves du moins. Et il se terminera le lundi 22 février.

Les cantines scolaires s’adaptent aussi: quatre personnes par table, au plus, et idéalement toujours les mêmes. Il est aussi possible de prendre son repas dans d’autres locaux.

Le sport reste autorisé, mais les excursions, voyages, visites d’intérêt pédagogique sont annulés. Les sorties pédagogiques en forêt pour l’enseignement fondamental restent possibles, un nombre maximal de deux classes sera fixé pour les classes qui voudront organiser leur sortie ensemble.

Limiter les contacts sociaux et protéger

Beaucoup s’interrogent sur les motivations de ces aménagements. Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse,  Claude Meisch (DP), en a donné le détail à plusieurs reprises.

Tout d’abord, alors que le gouvernement veille à limiter le plus possible les contacts sociaux, les écoles doivent se mettre au diapason . D’autant que le virus n’épargne pas les jeunes et «que le nombre de cas augmente avec l’âge». Le but est donc d’avoir «moins d’élèves dans les écoles», mais aussi dans les transports en commun et dans les cantines.

Ensuite prévaut une raison de sécurité. Les écoles, ce sont aussi du personnel et des enseignants, parfois à risque face au Covid-19. Même «si aucun autre secteur ne bénéficie d’un suivi plus méticuleux», il faut être attentif à «limiter la place et le rôle du virus dans les écoles».

Enfin, le comité de pilotage Covid-19 and Education, composé d’experts du ministère de la Santé et du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, est unanime sur un point: il faut éviter autant que possible une fermeture des écoles, qui fera payer le prix le plus important du point de vue pédagogique. Les nouvelles mesures prises visent aussi à éviter le plus possible les chaînes infectieuses dans les établissements du pays.

Au cours de la semaine du 16 au 22 novembre, trois cas de «scénario 4» – plusieurs cas positifs reliés à une contamination au sein de la communauté scolaire d’une école – sont apparus dans des écoles fondamentales. Mais aussi 33 cas dits de «scénario 3» dans des lycées, soit de trois à cinq cas positifs dans une même classe. 

Au total, au cours de cette période, 388 élèves étaient malades dans le secondaire, ainsi que 35 enseignants. Dans le fondamental, on a compté 323 enfants positifs et 42 instituteurs touchés.