«Je n’ai rien à vous annoncer», a dit le VP de Google, Anthony Cirot, ici à droite avec Xavier Bettel et Luc Frieden, en train de symboliquement couper le ruban pour marquer l’arrivée officielle de Google au Luxembourg. Mais le géant américain est prêt. (Photo: Greg Thirion / Google)

«Je n’ai rien à vous annoncer», a dit le VP de Google, Anthony Cirot, ici à droite avec Xavier Bettel et Luc Frieden, en train de symboliquement couper le ruban pour marquer l’arrivée officielle de Google au Luxembourg. Mais le géant américain est prêt. (Photo: Greg Thirion / Google)

En marge de la présentation des nouveaux bureaux de Google au Luxembourg et de son partenariat sur la cybersécurité avec l’Université du Luxembourg, le vice-président de Google Cloud pour la région EMEA Sud, Anthony Cirot, a confirmé que l’entreprise était prête pour le data center de Google. Prête… quand le besoin se fera sentir.

«Nous sommes prêts! En fonction des besoins et des évolutions, notamment sur l’intelligence artificielle où des tonnes d’annonces se passent chaque jour, chaque semaine. Le sujet de Bissen, il faut le voir comme un sujet d’anticipation. Le jour où on en aura besoin, nous sommes prêts. Il n’y a pas d’annonce qui dit qu’un data center va sortir de terre à Bissen tel jour, telle heure à telle date. Mais nous le ferons quand nous aurons décidé de le faire», indique le vice-président de Google Cloud pour la région EMEA Sud, Anthony Cirot, en marge de la présentation des annonces de Google au Luxembourg.

À l’heure où la production «naturelle» de données explose et où le gouvernement s’apprête à publier ses stratégies sur l’intelligence artificielle (IA) et la donnée, la question de savoir où les opérer et les stocker prend un sens tout particulier. Et le temps passe qui permet aussi à Google de poursuivre l’amélioration de ses technologies.

Implanter un datacenter dans le pays, c’est une chose. Ça rassure sur la localisation des données. Mais est-ce suffisant pour Luxembourg en termes de souveraineté?

Anthony CirotVice-président de Google Cloud pour la région EMEA Sud

«L’évolution technologique est importante. Nous ne voulons pas cannibaliser ce que nous faisons avec Clarence. Clarence est une plateforme déjà disponible. Il faut aussi regarder les sujets de souveraineté, parce qu’implanter un data center dans le pays, c’est une chose. Ça rassure sur la localisation des données. Mais est-ce suffisant pour Luxembourg en termes de souveraineté, c’est une question à se poser», répond M. Cirot. «Nous avons déjà des data centers disponibles, vraiment pas très loin, que ce soit en Belgique, à Paris ou en Allemagne. C’est pour cela que nous étudions l’équation économique de tous ces sujets et nous regardons aussi comment les choses dédiées à l’IA ont un impact sur le type de data center que nous devrions déployer, et encore une fois avec tous les sujets de souveraineté qui se posent à ce moment-là!»

Sur les critiques qui émergent au Luxembourg comme ailleurs, sur la question énergétique et sur les besoins en eau pour refroidir les infrastructures, le vice-président de Google Cloud rappelle sa stratégie. «Nous avons des engagements forts sur les aspects durables de nos activités. Depuis 2017, nous nous sommes engagés à compenser l’ensemble de notre consommation en énergie renouvelable et nous conservons l’objectif de 2030, presque après-demain, d’être à 100% à zéro émission sur nos data centers. C’est un engagement ferme!»

Sans critiquer ceux qui critiquent, il dit pouvoir «comprendre les peurs, les légendes urbaines et les critiques mais encore une fois, 2030, c’est après-demain. Si nous devions avancer sur des sujets de data centers au Luxembourg, nous pourrions garantir que nous sommes à 100% décarbonés et il y a des réponses factuelles et techniques pour le démontrer.»