POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

recrutement

La police a attiré 800 candidats pour 200 places



700 candidatures externes ont été reçues suite à la campagne de recrutement lancée à l’automne 2020 par la police grand-ducale. (Photo: Paperjam)

700 candidatures externes ont été reçues suite à la campagne de recrutement lancée à l’automne 2020 par la police grand-ducale. (Photo: Paperjam)

Le recrutement de plus de 600 policiers en trois ans commence à prendre forme. Sur 800 candidats, 200 devraient démarrer leur formation en avril 2021 pour être sur le terrain deux ans plus tard.

Recruter 607 policiers et 240 agents civils d’ici 2023: tel est le plan annoncé en juillet 2020 . Ce dernier suit son cours. 200 postes ont été ouverts lors du premier volet de la campagne de recrutement, lancé en fin d’année dernière. Pour lesquels la police a reçu 800 candidatures, dont 700 externes, a-t-elle annoncé lors d’un point de situation à la presse lundi. Les 100 autres correspondent à des souhaits de promotion en interne. Concernant les civils, «nous pouvons en recruter 80 par an», explique Philippe Schrantz, directeur général de la police grand-ducale.

Reste à départager les futurs policiers, via des tests linguistiques (français et allemand), sportifs, psychologiques et d’aptitude générale. Les personnes admises en stage – dont la durée a été réduite à deux ans – feront aussi l’objet d’une enquête de moralité et d’un examen médical. Ils devraient démarrer leur formation dès avril 2021, dans des locaux neufs au Findel, pour lesquels les travaux ont démarré en septembre 2020.

200 recrutements par an

Après cette première campagne extraordinaire, 200 nouvelles places devraient ouvrir chaque année jusqu’en 2023. La prochaine sera lancée à l’automne 2021. L’objectif, si on prend en compte les départs en retraite et le temps de formation des nouvelles recrues: «Un effectif de 3.300 personnes opérationnelles en 2026.» Soit environ 1.000 de plus qu’actuellement (1.900 policiers et 400 civils d’après les chiffres de juillet 2020).

De quoi accentuer la présence policière à la Gare, au cœur du débat ces derniers temps ? «Nous avons plusieurs hotspots. Nous allons les renforcer dès que nous aurons le personnel supplémentaire», assure Philippe Schrantz. Actuellement, environ 70 à 75 personnes sont affectées au quartier Gare à Luxembourg-ville. Un effectif déjà augmenté par 20 policiers en uniforme et 8 pour la police judiciaire courant 2020, indique-t-il. L’idéal serait, à terme, d’atteindre les 100 policiers selon lui.

Compteront-ils sur le soutien d’agents de sécurité privée? Suite à leur déploiement par la Ville de Luxembourg pour aider à surveiller le quartier de la gare et au tollé provoqué, une nouvelle loi devrait venir encadrer la profession . À ce sujet, le ministre de la Sécurité intérieure Henri Kox (Déi Gréng) n’a pas changé d’avis et ne voit pas cette loi comme un moyen d’élargir leurs compétences sur l’espace public: «Pour moi, cela doit rester du domaine de la police.»