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Édito

Le plus beau métier du monde



Thierry Raizer, rédacteur en chef de Paperjam. (Photo: Maison Moderne)

Thierry Raizer, rédacteur en chef de Paperjam. (Photo: Maison Moderne)

C’est un métier artisanal. Une profession qui continue de faire rêver. Une vocation qui donne accès au luxe absolu: être rému­néré pour sa curiosité. Ce métier, c’est celui de journaliste.

Parfois décrié, incompris, voire soupçonné d’être com­plice d’autres forces obscures qui dirigaient le monde, il a pourtant montré – si besoin en était – son importance durant la nouvelle crise que nous traversons.

De témoi­gnages en éclairages, de reportages en interviews, la profession n’a pas compté ses heures depuis le premier confinement, sans rechercher une quelconque gloire sur l’autel du nombre de clics ou de partages via les réseaux sociaux. Se concentrer sur les faits, prendre du recul, donner une voix à toutes les parties prenantes d’une affaire: ces principes-clés du jour­nalisme n’auront, eux non plus, jamais été aussi indispen­sables dans un monde où certains dénoncent des fake news à longueur de tweets et en sont aussi – sciemment – des émetteurs. Si le Luxembourg reste épargné par le phénomène de suspicion ambiante, de doute persistant sur des faits ou des vérités qui semblaient acquis, le pays n’est pas une île.

Dans le «petit» Grand-Duché aussi, le journalisme doit être considéré comme un des garants de nos libertés fondamentales, à commencer par celle de s’exprimer librement sur les enjeux sociétaux. Depuis 2012, j’ai eu le plaisir de pratiquer ce métier chez Maison Moderne pour Paperjam, et d’y exercer depuis octobre 2016 la fonc­tion de rédacteur en chef. Le privilège de côtoyer de grand(e)s patron(ne)s et autres décideurs institutionnels m’a montré com­bien il est important de disposer d’une parole médiatique indépendante. Et de poser les débats dont la collectivité doit se saisir dans un état d’esprit démo­cratique, plutôt que de laisser la plume à ceux qui savent ériger – sournoisement – une couche de la population contre une autre.

Désireux de faire ce métier avec une dose d’humilité au cœur d’une actualité dont nous sommes généralement les témoins, j’ai pu travailler aux côtés de journalistes talentueux, de rédacteurs en chef et d’une direction inspirants, d’un studio graphique et des collègues de la régie publicitaire qui ont toujours foi en leurs métiers respectifs. Merci, et bon vent à eux!

Après ce dense chapitre qui m’a permis de mieux comprendre mon pays d’adoption, j’ai choisi de relever un nouveau défi professionnel.

À quelques jours du passage à l’an neuf, j’en profite pour nous souhaiter une année 2021 placée sous de meilleurs auspices. Chères lectrices, chers lecteurs, merci pour votre fidélité à Paperjam. Ce fut un honneur de remettre sans cesse l’ouvrage sur le métier pour répondre à vos exigences légitimes de citoyens.

Cet article a été rédigé pour l’édition magazine de  Paperjam datée de décembre  qui est parue le 25 novembre 2020.

Le contenu du magazine est produit en exclusivité pour le magazine, il est publié sur le site pour contribuer aux archives complètes de Paperjam.

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