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Agriculture

La pluie gâche les récoltes céréalières



Romain Schneider a rencontré la coopérative Bako pour faire le point sur les récoltes céréalières. (Photo: Ministère de l’Agriculture)

Romain Schneider a rencontré la coopérative Bako pour faire le point sur les récoltes céréalières. (Photo: Ministère de l’Agriculture)

10% de pertes de rendement sur le blé tendre, 1,65 million d’euros de dégâts dus aux inondations… L’été pluvieux au Luxembourg n’a pas été bénéfique pour les récoltes. Et influe sur la hausse des prix céréaliers.

Alors que certains craignent une pénurie de pâtes , le bilan de l’été des céréaliers luxembourgeois ne se veut pas rassurant.

Le ministre de l’Agriculture Romain Schneider (LSAP) a rencontré les représentants du secteur. Qui font état d’une saison décevante en quantité comme en qualité. En cause, les fortes pluies qui ont «constamment interrompu» la récolte. Pour le blé tendre, le rendement diminue de 10%. La teneur en colza était aussi plus faible que d’habitude et de nombreux lots ont dû être séchés. Alors qu’avant l’été, l’année s’annonçait prometteuse.

Les inondations de mi-juillet ont aussi eu leur impact, estimé à 1,65 million d’euros. Des cultures diverses sur environ 820 hectares de terres agricoles ont été endommagées, dont 2,5 hectares de cultures maraîchères et 2 hectares de vignes. 153 demandes d’aide financière d’exploitations touchées par les inondations avaient été reçues , 17 concernant des endommagements de bâtiments, 44 concernant des dommages matériels tels que la détérioration d’équipements et machines agricoles, 629 concernant des pertes de fourrage et 134 concernant des cultures endommagées.

L’effet sur les prix

La forte demande en céréales et l’offre serrée sur le marché mondial ont déjà entraîné une hausse des prix, de quoi compenser les pertes de l’année pour les céréaliers. Mais qui touche fortement les éleveurs, pour qui le coût de la nourriture pour les animaux croît.

Le ministre a rappelé dans un communiqué de presse vouloir soutenir la production locale pour «répondre à l’intérêt croissant des consommateurs».