POLITIQUE & INSTITUTIONS — Economie

Impôt des multinationales

Pierre Gramegna favorable à l’idée d’une taxation minimale



Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, estime que le Luxembourg ne doit pas craindre l’idée d’une uniformisation de l’impôt des multinationales. (Photo: Mike Zenari/archives Maison Moderne)

Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, estime que le Luxembourg ne doit pas craindre l’idée d’une uniformisation de l’impôt des multinationales. (Photo: Mike Zenari/archives Maison Moderne)

Selon Pierre Gramegna, le Luxembourg n’a rien à craindre de l’idée d’un seuil de taxation minimal des sociétés au niveau mondial. Mais il pointe quand même les particularités des petits pays et laisse entendre que des aménagements seraient demandés.

Alors que les pays du G20 parlent actuellement de la possibilité d’imposer un seuil minimal de taxation des sociétés suite à la récente prise de position en ce sens de l’administration Biden, le Luxembourg embraie dans le sens des grandes capitales européennes qui y voient une opportunité d’en finir avec la concurrence fiscale internationale.

Dans une interview accordée à l’agence Bloomberg, le ministre des Finances, Pierre Gramegna (DP), parle d’un «nouveau paysage fiscal international». Il y voit une mesure qui «va dans la bonne direction» et qui est dans l’intérêt de l’Europe et des États-Unis.

Paris et Francfort se sont déjà officiellement réjouis des déclarations de la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen.

Des adaptations pour les petits pays

Une position qui peut surprendre alors que le Luxembourg profite justement de mesures spécifiques pour les multinationales afin de les faire venir dans le pays.

Il émet d’ailleurs quelques réserves sur cette position, considérant que «certains pays européens, par exemple les petites économies ouvertes, comme les pays du Benelux, les pays scandinaves ou l’Irlande, ont des considérations spécifiques à valoriser et à mettre en avant».

Sur les ondes de RTL, il a encore précisé ne pas craindre les effets d’une telle mesure internationale pour l’intérêt du Luxembourg. Il estime que celui-ci est désormais plus lié à la stabilité du pays, à son «triple A» et à ses compétences.