LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Mobilité

La tête dans le guidon

Philippe Penning: «Il faut changer d’attitude en faveur du vélo»



Philippe Penning, à vélo sur son chemin dans la forêt de Leudelange. (Photo: Guy Wolff/Maison Moderne)

Philippe Penning, à vélo sur son chemin dans la forêt de Leudelange. (Photo: Guy Wolff/Maison Moderne)

Ministres, chefs d’entreprise ou d’institution. Paperjam est parti à la rencontre de 11 dirigeants qui ont fait du vélo un moyen régulier de locomotion. Ou comment allier moment de déconnexion et mobilité douce.

L’avocat Philippe Penning (cabinet Penning Schiltz Wurth) partage son attrait pour les deux roues en quelques réponses.

Depuis combien de temps êtes-vous cycliste?

Philippe Penning. – «Durant l’enfance, à une époque où les enfants se déplaçaient encore seuls à vélo, j’avais un magnifique vélo de course Peugeot 5 vitesses, transformé plus tard en vélo de cross (le VTT n’existait pas encore). Après les études, j’ai repris le VTT en déménageant dans le Sud, que ma compagne m’a fait découvrir, et où nous avons beaucoup roulé avec les enfants.

Plus tard, les enfants grandissant, je me suis mis au vélo de route, en 2016, en voyant les retraités y prendre plaisir et rester en forme durant mes vacances dans l’arrière-pays du sud de la France.

Plutôt VTT, vélo de course ou vélo électrique?

«Les trois, auxquels il faut rajouter, depuis peu, le Gravel… mais je me refuse (encore) au vélo sur rouleau devant l’écran!

Quel est votre trajet habituel dans le cadre du travail?

«Schifflange–Cloche d’Or en eMtb par le bois de Bettembourg à l’aller, et par le bois de Leudelange au retour… et plus si affinités! Et pour le trajet Cloche d’Or–plateau du Saint-Esprit, par la vallée de la Pétrusse, et retour par la gare, j’utilise un vélo de ville qui reste au bureau.

Et la longueur du trajet?

«Environ 30-35km pour l’aller-retour à partir du domicile, et encore 10km pour le centre-ville.

Que vous apporte le vélo dans votre vie?

«Amitiés, effort, bagarre, fitness, joie, nature, luxe, calme et équilibre.

Être cycliste au Luxembourg, c’est…

«… sympa et cela me fait découvrir les coins les plus reculés de notre pays. En effet, toutes formes de vélo sont possibles partout sur notre petit territoire, il manque juste un vrai ‘bike park’ avec des remontées… et de plus longues ascensions, type alpines. Mais, de toute façon, je n’aime pas ça, alors il n’y a pas de regrets.

Que pourrait-on faire pour faire du Luxembourg une «cyclist nation»?

«Rendre les déplacements quasi obligatoires, comme le vaccin! Plus sérieusement, améliorer déjà le réseau des pistes cyclables en les rendant plus sûres, plus directes, avec des tracés en continu, pour ainsi inciter les non-cyclistes à s’y mettre.

Le deux-roues, donc y compris la moto, est toujours considéré comme moyen de transport secondaire, gentille alternative à la voiture, qui reste la reine de notre réseau routier. Le vélo, c’est pour les autres, tout le monde s’invente une bonne raison pour continuer à emprunter la voiture.

Or, il suffirait de donner la priorité aux cyclistes (et au transport en commun) pour provoquer un changement d’attitude. Tout seul, le Luxembourgeois de base qui habite sa belle maison en campagne ne va pas changer ses habitudes et sortir de sa zone de confort. Et la météo au Luxembourg n’est pas une excuse valable, car il n’y a pas de mauvais temps, juste de mauvais équipements!

Quel endroit au Luxembourg recommanderiez-vous pour faire du vélo?

« Les Terres-Rouges , un paradis pour les vététistes, à deux pas de chez tout le monde.»

Le vélo fait partie de votre quotidien professionnel? Vous l’utilisez régulièrement pour vous rendre au bureau ou vous déplacer entre deux rendez-vous? N’hésitez pas à partager votre attrait pour les deux-roues via [email protected]

Cet article est issu de l’édition magazine de Paperjam du mois de novembre parue le 28 octobre 2021.

Le contenu du magazine est produit en exclusivité pour le magazine, il est publié sur le site pour contribuer aux archives complètes de Paperjam.

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