ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

méditation

Petit Bambou mobilisée contre «la contagion du stress»



Face au déluge de nouvelles alarmantes, le CEO de Petit Bambou suggère de méditer, histoire de se recentrer sur les événements que l’on peut maîtriser. (Photo: Shutterstock)

Face au déluge de nouvelles alarmantes, le CEO de Petit Bambou suggère de méditer, histoire de se recentrer sur les événements que l’on peut maîtriser. (Photo: Shutterstock)

Face au stress généré par les réseaux sociaux et les sites d’information à propos du coronavirus, Petit Bambou a décidé de rendre gratuits certains modules de méditation.

Au téléphone, Benjamin Blasco a l’air détendu. Il vaut mieux quand on est le CEO et fondateur de  Petit Bambou, application de méditation qui compte plus de 4,5 millions d’adeptes . Soit 5.000 à 6.000 nouveaux clients par jour.

«Évidemment qu’on surveille ces phénomènes de très près. Autant nous avons eu un gros week-end en Espagne, autant en France et dans le Benelux, la hausse de fréquentation de notre solution n’est pas significative. Je pense que les gens sont encore sous le choc des annonces qui se succèdent», explique l’entrepreneur, qui a commencé à rendre une partie de l’application gratuite en Allemagne pour quelques heures par jour et qui s’apprête à en faire autant en France.

En Allemagne, ce lundi, a commencé une petite séance en live sur le compte Instagram. «Peu importe à quel moment de la journée vous vous accordez ce petit break, c’est utile», glisse-t-il.

«On ne peut pas éviter la ‘maladie’, mais la contagion du stress, un peu. La méditation – et je dis ça vraiment modestement pour nos services – permet de prendre de la distance avec son stress, de le regarder, et de se relaxer pour prendre les bonnes décisions», analyse-t-il.

«Ce que je conseille, c’est de prendre du recul avec les réseaux sociaux et les médias anxiogènes, pour revenir à ce que l’on peut contrôler, ce qui est dans nos mains», dit-il.

«Il y a par ailleurs une dimension très collective, très douce, dans ce qui nous arrive», reprend le fondateur de Petit Bambou, «les gens ne sont plus dans la comparaison des uns par rapport aux autres, mais dans une compassion. Même confinés chez eux, ils essaient de rester en contact. Il faut prendre le temps d’apprécier son chez-soi, de se promener si l’on peut, de prendre un peu le soleil», tout en respectant les consignes des autorités.

Du point de vue de l’entreprise, «tous nos 15 employés travaillent de chez eux et utilisent la technologie pour avancer. L’état d’esprit est positif. Serein», conclut l’entrepreneur.