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«Le pays est bien préparé» face au coronavirus



La ministre de la Santé, Paulette Lenert, a assuré, mercredi 26 février, que, si une entreprise décide de placer ses employés en quarantaine, elle devra en supporter elle-même le coût. (Photo: Nader Ghavami / archives Paperjam)

La ministre de la Santé, Paulette Lenert, a assuré, mercredi 26 février, que, si une entreprise décide de placer ses employés en quarantaine, elle devra en supporter elle-même le coût. (Photo: Nader Ghavami / archives Paperjam)

Le ministère de la Santé a convoqué un point presse mercredi pour rassurer les citoyens quant à la capacité des autorités à réagir face à l’épidémie de coronavirus, qui se fait toujours plus menaçante. «Le pays est bien préparé», assure la ministre de tutelle, Paulette Lenert (LSAP).

L’épidémie de coronavirus n’a toujours pas atteint le Luxembourg, les autorités publiques n’ont pris aucune nouvelle mesure.

Mais en convoquant un point presse, mercredi, en fin de journée, l’objectif du ministère de la Santé était surtout de «rassurer la population», selon les mots de la ministre de la Santé, Paulette Lenert  (LSAP), tout comme deux jours plus tôt . Car, elle l’admet, «le virus approche». «Mais le pays est bien préparé».

Une cellule de crise s’est réunie plusieurs fois ces derniers jours au château de Senningen afin de vérifier au mieux les procédures de prise en charge des personnes contaminées si pareil cas de figure venait à se présenter.

Cette cellule est organisée et présidée par le Haut-Commissariat à la protection nationale avec la ministre de la Santé, et peut réunir, sans que cela ne soit défini de manière fixe, le ministère et la direction de la Santé, les ministères des Transports, des Affaires étrangères, de l’Intérieur et de l’Éducation, le CGDIS, ou encore Lux-Airport, selon les besoins.

Plusieurs niveaux de risque

La procédure de prise en charge définit différents niveaux de risque, de faible à élevé. Si une personne n’a pas de symptômes mais qu’elle revient, par exemple, d’Italie, le risque est considéré comme faible. Et le principe reste l’autosurveillance.

Le risque est considéré comme élevé lorsqu’une personne vient d’une zone à risque et qu’elle a été en contact direct avec des personnes infectées. La personne est alors placée en quarantaine, comme pour les cas des personnes revenues de Tenerife . Une quarantaine à effectuer au mieux chez soi.

Si à cela s’ajoutent des symptômes, le cas est considéré comme suspect. L’inspection sanitaire place alors le patient à l’isolement, et un test est effectué. «Le test ne doit pas être effectué tant qu’il n’y a pas de symptômes», insiste le directeur de la Santé, Jean-Claude Schmit . «Dans plusieurs cas, les tests ont été négatifs, puis le virus s’est développé par la suite. Il est nécessaire d’attendre 14 jours.» La période d'incubation du virus.

Si une personne suspecte doit se rendre à l’hôpital, seul le CHL est accrédité pour la recevoir, les autres hôpitaux redirigeant vers lui au besoin. Elle ne passe alors pas par les urgences habituelles. «Le processus est bien rodé», assure Jean-Claude Schmit. «Il a déjà été utilisé à d’autres occasions par le passé, comme lors du virus Ebola.»

La quarantaine à la charge de l’employeur

Réagissant suite à la décision récente d’un établissement financier de la Place de  placer des employés en quarantaine, tout en leur demandant de prendre ces jours sur leurs congés légaux , le ministère de la Santé est clair: «Si un employeur décide cela, c’est sa décision, mais il doit supporter le coût de celle-ci, ce n’est pas au salarié de la prendre en charge.»

Sans symptôme, il est d’ailleurs impossible pour un médecin de délivrer un arrêt de travail pour une quarantaine. Excepté s’il s’agit d’un médecin de la direction de la Santé ou de l’Inspection sanitaire. Dans ce cas, les jours de quarantaine peuvent être pris en charge par la Sécurité sociale.

Les questions que pose le coronavirus sont multiples, et le ministère tente d’y répondre au mieux. «Améliorer la communication» est un objectif que fixe Paulette Lenert, une communication «avec un langage facile».

Et si la mortalité du coronavirus est 10 fois plus élevée que celle de la grippe, sa transmissibilité est équivalente. D’où l’idée, pour lutter contre le coronavirus, de rappeler les mesures d’hygiène générales, simples et efficaces, comme se laver les mains, avec le lancement d’une nouvelle campagne de prévention.

Informations sur les dernières informations officielles sur le site internet du ministère de la Santé.