ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

sidérurgie

Paul Wurth rachetée, les syndicats méfiants



SMS devrait maintenant détenir Paul Wurth à 100%.  (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

SMS devrait maintenant détenir Paul Wurth à 100%.  (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

La direction générale de Paul Wurth aurait confirmé, lundi, le rachat officiel de l’entreprise industrielle par le groupe allemand SMS. Le LCGB demande des garanties à plus long terme pour l’emploi.

L’information aurait été confirmée par une note interne aux salariés: l’entreprise industrielle Paul Wurth a bien été rachetée à 100% par le groupe SMS, annonce le LCGB.

Déjà actionnaire à 59,2%, le groupe allemand négociait avec l’État luxembourgeois pour racheter les 40,8% qui constituent le solde des parts. Inquiets, les syndicats avaient demandé des garanties sur l’emploi des 500 salariés à long terme. Ils sont déjà assurés jusqu’en 2023 par un plan de maintien dans l’emploi pour l’entreprise, qui existe depuis plus de 150 ans au Grand-Duché.

Pour les rassurer, le ministère de l’Économie avait indiqué que l’emploi était un élément important des négociations, sans donner plus de détails sur celles-ci. Interrogé à ce sujet et sur le montant de la transaction, il ne nous a pas répondu pour le moment.

Des garanties à plus long terme

Paul Wurth a également vocation à devenir un centre d’excellence pour le développement de procédés liés à l’hydrogène . Des investissements de taille sont ainsi prévus et pourront garantir des perspectives d’avenir pour les emplois «high performance», et des postes-clés au sein de la direction générale du groupe seront occupés par des dirigeants luxembourgeois.

Plusieurs éléments rassurants, qui n’empêchent pas le LCGB de rester sur ses gardes. Le syndicat «regrette et déplore» toujours ce «désengagement total de la part de l’État luxembourgeois». Il demande à ce que le «modèle social Luxembourg de haute qualité» perdure au sein de l’entreprise et revendique des «garanties de ne pas procéder à des délocalisations, externalisations ou suppressions de postes de travail». Il a demandé des engagements formels auprès de la direction générale de SMS, avec qui il n’a pas encore été en contact.

Le syndicat souhaite également des clarifications quant à «la nébuleuse situation liée aux différents terrains appartenant au groupe Paul Wurth».

Dans un communiqué de presse distinct, l’OGBL souhaite elle aussi des garanties pour l’emploi à long terme et demande des entrevues urgentes avec les ministres concernés et la direction générale de Paul Wurth Luxembourg.