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Revue de presse

Le patron de Wirecard arrêté pour la deuxième fois



Le CEO de Wirecard, Markus Braun, a été arrêté pour la deuxième fois. Il est soupçonné d’avoir maquillé les problèmes financiers de l’entreprise depuis 2015 avec deux autres dirigeants. (Photo: Wirecard)

Le CEO de Wirecard, Markus Braun, a été arrêté pour la deuxième fois. Il est soupçonné d’avoir maquillé les problèmes financiers de l’entreprise depuis 2015 avec deux autres dirigeants. (Photo: Wirecard)

L’étau se resserre autour des dirigeants de la fintech allemande: le CEO a été entendu par la police une deuxième fois, comme les deux autres dirigeants les plus proches de lui. Les consultants d’AlixPartners auraient été recrutés pour démêler le vrai du faux.

L’ancien CEO de Wirecard, mise en faillite le 25 juin, Markus Braun, a été arrêté et une nouvelle fois interrogé, a confirmé la justice de Munich à CNBC, ainsi que deux de ses cadres .

Selon de nouveaux éléments, le trio était au courant dès 2015 des problèmes financiers de la fintech allemande et avait organisé une fraude pour obtenir plus de 3 milliards d’euros de crédits tout en présentant des résultats encourageants pour attirer nouveaux clients et investisseurs, ajoutent Les Échos .

De son côté, le Financial Times se demande où a disparu Jan Marsalek et s’interroge sur sa soixantaine de voyages en Russie, où il se serait réfugié pour échapper à la justice.

La société a perdu la trace de 1,9 milliard d’euros. Sa faillite est la première d’une société cotée au Dax depuis au moins 30 ans. Selon Reuters, le cabinet américain AlixPartners a été recruté pour tenter de démêler la situation et de comprendre comment la fraude a été organisée.

L’enquête est menée avec le consentement de l’administrateur judiciaire, qui avance dans les ventes d’actifs en essayant de récupérer l’argent dû aux créanciers de la société de paiement, dont la capitalisation boursière a atteint 24 milliards d’euros en 2018.

Une douzaine de filiales de Wirecard, dont celles de Singapour, d’Indonésie, d’Afrique du Sud et de Turquie, sont mises en cause, indique deux sources à Reuters. Ces opérations pourraient être vendues pour un total de 100 millions d’euros.