POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Présidence de la Fedil

Nicolas Buck a passé le relais à Michèle Detaille



235098.jpg

C’est donc après un mandat de trois ans que Nicolas Buck cède les rênes de la Fédération des industriels luxembourgeois à la patronne du groupe Alipa. (Photo: Matic Zorman)

Le président de la Fedil, désormais à la tête de l’UEL, a passé le flambeau à la patronne du groupe Alipa, ce jeudi 25 avril. Michèle Detaille a confirmé qu’elle allait poursuivre les travaux engagés par son prédécesseur durant son mandat de trois ans.

À quelques heures de l’assemblée générale qui allait confirmer la succession de Michèle Detaille à Nicolas Buck  à la présidence de la Fedil, tous deux, ainsi que René Winkin , directeur de la Fédération, ont tenu, ce jeudi 25 avril, une conférence de presse en matinée pour dresser un bilan de l’année écoulée et les perspectives pour l’année 2019.

Trois grandes priorités

C’est donc après un mandat de trois ans que Nicolas Buck , désormais président de l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) , cède les rênes de la Fedil à la patronne du groupe Alipa.

«Nous avons désormais 600 membres, et nous avions choisi de séparer certains sujets plus proches de l’UEL pour nous concentrer sur des problématiques propres à nos entreprises, comme la recherche de talents ou la digitalisation», ajoute Nicolas Buck, qui a tenu à rappeler également que le poste de président de la Fedil n’est pas rémunéré, «mais bénévole».

Ces thèmes resteront les priorités de Michèle Detaille durant son mandat, elle qui était déjà vice-présidente de la Fedil : «Je suis tout à fait en accord avec le positionnement des trois dernières années, mes priorités sont celles définies par Nicolas (Buck): les talents, la transition énergétique et la transformation digitale.»

Rendre l’industrie «sexy»

Celle qui siège au conseil d’administration de la Fedil depuis 2005 a, par exemple, expliqué qu’il fallait «moderniser le droit du travail», afin que les entreprises puissent s’adapter aux congés parentaux qui sont plébiscités par les salariés: «Nous allons expliquer, en partenariat avec l’UEL, les contraintes que cela peut représenter au niveau des remplacements pour une société.»

Concernant la pénurie de talents, «c’est à nous de faire un effort pour attirer les jeunes et rendre l’industrie ‘sexy’. C’est ce que nous faisons, par exemple, avec le projet HelloFuture», ajoute Michèle Detaille.

Six départs et huit arrivées au conseil d’administration

Et durant l’assemblée générale qui a vu la première femme, de surcroît non-Luxembourgeoise, devenir présidente de la Fedil, plusieurs changements au conseil d’administration ont aussi eu lieu.

Anne-Christine Ayed,  Georges Bock , Paul Jung, Charles H. Loesch, Michel Wurth et, bien entendu, Nicolas Buck quittent le conseil d’administration.

Claude Seywert  (CEO, Encevo), Thierry Wolter (membre de l’executive board de Ceratizit), Roland Bastian (CEO & country manager, ArcelorMittal Luxembourg), Robert Glaesener (CEO, Talkwalker), Georges Kioes (partner, Deloitte Luxembourg), Paul Meyers (managing director, country leader, DuPont de Nemours), Jean-Louis Schiltz  (senior partner, Schiltz & Schiltz) et Philippe Schmitz (CEO, Rotarex): des arrivées qui reflètent l’évolution de la Fedil vers une organisation des industries et de leurs fournisseurs de services.