POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Covid-19

Pas de masque artisanal à l’hôpital



Comme dans tous les lieux fermés (ici à lux-Airport) le port du masque est obligatoire mais à l’hôpital, des restrictions plus précises sont d’application. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Comme dans tous les lieux fermés (ici à lux-Airport) le port du masque est obligatoire mais à l’hôpital, des restrictions plus précises sont d’application. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Au Luxembourg, le port du masque en tissu n’est pas recommandé dans les hôpitaux, où les patients et visiteurs sont priés de porter un masque chirurgical neuf. S’ils n’en ont pas, des agents sont là pour leur en fournir. 

Entre masques en tissu et masques chirurgicaux, la balance penche clairement en faveur des seconds dans les hôpitaux luxembourgeois.

Exemple aux Hôpitaux Robert Schuman (HRS), où le port du masque en tissu est tout simplement proscrit depuis le début de l’épidémie, confirme son service Communication.

«Tout patient/visiteur qui se présente à l’entrée de l’un de nos établissements devra systématiquement revêtir un masque chirurgical neuf, mis à disposition par les Hôpitaux Robert Schuman à l’entrée de chacun de nos établissements», précise l’institution, qui compte 703 lits répartis sur quatre sites différents.

Si dans les transports publics ou les centres commerciaux, par exemple, il est requis de se couvrir le nez et la bouche, les visiteurs peuvent utiliser aussi bien un foulard qu’une écharpe, un buff ou encore un masque en tissu réutilisable. Mais impossible de savoir si et quand ces protections ont été nettoyées.

Les hôpitaux redoublent de prudence

En milieu hospitalier, la prudence est de mise avec ce recours aux masques jetables, couplé généralement à une prise de température et une désinfection des mains. C’est le cas, par exemple, au Centre hospitalier de Luxembourg (CHL), qui compte 579 lits.

Au Centre hospitalier Emile Mayrisch (Chem), les masques en tissu tombent automatiquement pour ceux à usage unique, renseigne son service Communication. À chaque entrée, un gardien vérifie le port d’un masque chirurgical et invite les visiteurs à se désinfecter les mains. S’ils portent un masque en tissu, ils sont invités à le retirer et à prendre un masque à usage unique fourni par l’hôpital aux 629 lits.

«Cela évite d’avoir des masques bricolés à la maison», précise le service Communication en charge des trois sites du Chem, à savoir Esch-sur-Alzette, Dudelange et Niederkorn.

Il en va de même au Centre hospitalier du Nord (CHDN), où les masques buccaux en tissu sont interdits. «Nous utilisons des masques chirurgicaux de type II et de type IIR conformes à la norme EN14683:2019», précise la responsable Communication du complexe établi à Ettelbruck et Wiltz avec 357 lits.

En Belgique, certains hôpitaux commencent à imposer le port du masque chirurgical, renseigne La Libre cette semaine, pour limiter les risques au niveau de l’hygiène.

Au Luxembourg, le ministère de la Santé recommande de jeter les masques chirurgicaux après usage et de laver ceux en tissu à 60°C .