POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Accord entre le ministère et la CGFP

Pas de directeurs privés dans les lycées



Claude Meisch et Romain Wolff se sont mis d’accord sur le recrutement dans les lycées. (Photo: CGFP)

Claude Meisch et Romain Wolff se sont mis d’accord sur le recrutement dans les lycées. (Photo: CGFP)

Le ministère de l’Éducation nationale prévoyait d’ouvrir les fonctions dirigeantes dans les lycées et d’autres institutions de la fonction publique à des acteurs venus du privé. Ce ne sera finalement pas le cas, après accord avec la CGFP.

Le projet de loi 7662 aura fait des vagues. Il prévoyait d’ouvrir les postes de direction de lycées spécialisés à des représentants du secteur privé, afin de résoudre les problèmes de recrutement. Une idée qui avait fait débat, les syndicats dénonçant une «privatisation de l’école publique». Le ministère de l’Éducation nationale avait donc reporté le vote du texte sine die, en novembre dernier . Il s’est, depuis, entretenu avec la Confédération générale de la fonction publique (CGFP), avec qui il s’est mis d’accord.

Un nouvel avant-projet de loi sera présenté. Celui-ci ne devant plus permettre aux candidats issus directement du privé de postuler à des postes de directeur ou directeur adjoint dans les lycées. Cependant, l’accès actuellement réservé aux fonctionnaires pour les quatre établissements spécialisés (le Lycée technique pour professions de santé, le Lycée technique pour professions éducatives et sociales, le Lycée technique agricole et l’École d’hôtellerie et de tourisme du Luxembourg) sera élargi à tous les agents publics éligibles. C’est-à-dire pouvant se prévaloir d’une solide formation et d’expériences pédagogiques. L’actuel projet de loi sera retiré au moment du dépôt du nouvel avant-projet de loi.

Toujours trois langues administratives à l’Ifen

Le gouvernement et le syndicat ont également apporté des modifications à l’avant-projet de loi 7658, qui prévoyait, lui aussi, un accès élargi aux postes de direction dans la fonction publique concernant le Service de coordination de la recherche et de l’innovation pédagogiques et technologiques (Script), l’Institut de formation de l’Éducation nationale (Ifen) et le Centre de gestion informatique de l’éducation (CGIE). Il a été garanti qu’il ne sera, lui non plus, pas ouvert à des personnes directement issues du privé.

Ces fonctions s’adresseront à «tous les agents publics remplissant les conditions prévues par la loi, à savoir être détenteur d’un diplôme de master en relation avec la fonction et appartenant ou ayant appartenu pendant cinq ans au moins au personnel de la catégorie de traitement A, sous-groupe Enseignement, ou de la catégorie de traitement A, sous-groupe Administration générale».

L’article qui devait permettre à une partie du personnel de l’Ifen d’être considérée comme «occupant des emplois pour lesquels la connaissance de l’une des trois langues administratives n’est pas nécessaire» a été supprimé. Ces adaptations devront faire l’objet d’amendements gouvernementaux.