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Déclaration de Luxembourg

L’OSCE vise la sécurité par le développement durable



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Les parlementaires des 57 pays ont adopté à une large majorité la «Déclaration de Luxembourg». (Photo: OSCE)

L’assemblée parlementaire de l’OSCE a adopté la «Déclaration de Luxembourg» ce lundi 8 juillet. Elle insiste sur l’adoption de mesures importantes pour assurer l’avenir climatique de la planète, facteur primordial de sécurité.

Au terme de cinq jours de débats, l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), réunie à Luxembourg, a voté ce lundi 8 juillet la «Déclaration de Luxembourg» .

Le texte, qui traite de nombreux points de politique internationale, prend la forme de recommandations pour les 57 États membres de l’organisation. Il a été adopté par une majorité de 94 parlementaires. Sept ont voté contre et 11 se sont abstenus.

Réunis pour la première fois au Grand-Duché, les parlementaires de l’OSCE avaient basé le thème de la session sur la promotion du développement durable pour garantir la sécurité.

Lutter contre le réchauffement

La déclaration pousse donc les différents gouvernements à ratifier l’accord de Paris de 2015 et à remplir leur contrat pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Elle les exhorte aussi à promouvoir les principes de l’Agenda 2030 des Nations unies pour le développement durable.

Pratiquement, le document insiste sur la fixation de prix pour les quotas de CO2 afin de permettre la mise en œuvre de mesures assurant la transition énergétique.

Parmi les pays à n’avoir pas approuvé la déclaration, on retrouve la Russie, visée dans le texte pour son implication dans la guerre à l’est de l’Ukraine et son occupation de la Crimée. Les parlementaires demandent à Moscou son retrait du territoire ukrainien, y compris de la Crimée.

Au cours de cette réunion, les parlementaires ont encore réélu le Géorgien Gigi Tsereteli à la présidence de l’assemblée de l’OSCE.